E.D.R. Créations

Des savons...et des cosmétiques maison.

23 février 2009

C'était mon dernier jour de travail vendredi

Ben voilà, c'est fini. Me voilà à la maison pour je ne sais combien de temps. Vous avez pu constater mon absence sur mon blog depuis le mois de janvier et j'ai fait quelques rares passages sur la blogosphère.

Depuis le mois de décembre, il y a eu un plan de licenciement économique dans mon entreprise et j'espérais passer au travers. Le plan a ensuite été repoussé d'un mois jusqu'au mois de janvier et nous avons passé des fêtes de fin d'année à peu près normales (avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête et en faisant attention au budget quand même). La procédure a recommancé le 6 janvier avec deux réunions à 2 semaines d'intervalles avec un DP (nul à ch...) et les noms sont enfin tombés le 20 janvier (j'en fait partie). Depuis ce temps-là, la première chose que j'ai faite à été de remettre mon CV à jour et de me réinscrire dans l'agence d'intérim qui m'avait trouvé le poste que j'occupais jusqu'à vendredi. Nous (on est 17 sur 35) avons eu des propositions de reclassement au sein du groupe mais qui n'avaient rien à voir avec nos métiers et les postes étaient éparpillés dans toute la France. La procédure a été longue du fait de l'appartenance à un groupe (propositions de reclassement, délais de 14 jours maximum entre les réunions avec le DP, délai de 30 jours minimum à respecter depuis la première réunion du 6 janvier et l'envoi de la lettre de licenciement.

Cette lettre, je l'ai reçue le vendredi 13 (ouais, pas de chance sur ce coup-là) et j'avais huit jours pour choisir de partir en congés de reclassement ou effectuer mon mois de préavis et être dispensée du deuxième. J'ai choisi la première solution à savoir que je vais avoir, par un cabinet de reclassement) des entretiens pour savoir si je veux rester dans la même branche (pas envie de bifurquer dans une autre branche), des aides pour refaire des CV (ça c'est déjà fait), des simulations d'embauches (j'ai déjà passé un entretien en vue d'embauche pendant cette période mais quand on a le "cul entre deux chaises", il n'est pas facile d'être combatif et de ce fait j'ai râté mon entretien), des formations pour nous aider à nous recycler (ça va pas chercher loin étant donné le budget qu'on a), des aides pour répondre à des annonces... En même temps, il va falloir chercher par nous-mêmes du boulot.

Ce matin, le temps me parait bien long. J'ai déjà fait du repassage, ma lessive et mon lave-vaisselle sont prêts à tourner pour cet après-midi (je profite des heures creuses EDF), j'ai regardé des sites de recherches d'emploi, un peu le forum des Céphées, passé une commande chez Bilby (que je différais parce j'espérais trouver certains hydrolats sur le salon Primevère hier à Lyon).

Cet après-midi au programme : un peu de couture (si j'en ai le courage), nouvelles recherches sur les sites (pour essayer de décrocher un RV dans les premiers qui répondent), des menus à établir pour n'acheter que le strict nécessaire et manger équilibrer, regarder des séries gnan-gnan à la télé et pour les jours prochains, aller faire les courses le mardi (parce qu'avec Carrouf, le mardi ça rapporte. Tant qu'à devoir dépenser pour se nourrir, autant que ça rapporte un petit peu), attendre que l'on soit convoqué par le cabinet de reclassement, trier et classer des papiers empilés depuis des mois, essayer de publier des recettes que l'on a pas eu le courage d'écrire, faute de moral et en tester d'autres (c'est fou ce que j'ai pu accumuler des recettes sans avoir le temps d'en réaliser), commencer les semis pour le jardin, aller revoir les blogs des copines...

Côté finance, ça va aller pendant deux mois parce que je touche mon salaire à 100 % et puis après, ça va être la dégringolade :  65 % du salaire brut moins la CSG et la CRDS. Autant dire que si je ne retrouve pas quelque chose rapidement, ça va pas être facile tous les jours même si après le congé de reclassement j'ai encore droit à 23 mois de chômage indemnisé (la chute de revenus est phénoménale quand même).  Je ne me plains pas parce que mes collègues sont bien moins lotis que moi : j'ai un niveau de formation élévé, davantage d'offres d'emplois sur Lyon qu'elles en ont sur la région où était le siège social (13) et un secteur qui embauche encore (je suis comptable). Je me suis fais beaucoup de bile en décembre, avec la crise mais j'ai pu voir que je trouvais des offres d'emploi. Maintenant, je vais les étudier correctement et prendre mon temps, histoire de ne pas accepter n'importe quoi.

Je vous tiendrai au courant de temps à autre de mes recherches, de mon moral...(j'ai pas savonné depuis début décembre, vous y croyez ça ?).

Et vous, si ça vous est déjà arrivé d'être licenciée éco, comment vous avez réagi ?

Edit : je ne pensais pas avoir écrit un roman, désolée.

Posté par eauderose à 12:59 - Un peu de moi - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bon courage, je suis de tout coeur avec toi...

Essaie de positiver ce temps énorme qui s'impose à toi... prends le temps...

Posté par Nansou, 23 février 2009 à 20:26

Je suis désolée pour toi et aussi pour tous ceux qui vivent la même chose.
Je vois que tu parviens à rester quand même positive. C'est très important et je ne peux hélas t'apporter de renseignements ou d'informations mais je sais que garder le moral haut est indispensable pour toi, ta santé, ta famille. Tu as la chance d'avoir un bon métier, une bonne formation. Courage.

Posté par Irene, 23 février 2009 à 22:45

bon courage eau de rose, nous pensons à toi!
Mon mari a été licencié économique il y a qqs années, et depuis les cellules de reclassement,çà nous fait doucement rigoler! c'est du gros bluff, on ne peut trouver que tout seul.
Malheureusement, il a enchainé sur 4 années de chômage, une galère, mais on s'en est sorti.
Mets tous les atouts de ton côté et ne compte que sur toi pour te sortir de là, et je suis sûre qu'avec ta volonté, çà va payer.
l'important c'est de garder le moral et d'être entouré pour les jours où on flanche un peu. et puis des fois, savoir accepter un boulot un peu loin pour qqs temps, çà peut ouvrir des portes.
bon courage ma belle

Posté par fanette, 24 février 2009 à 08:44

bon courage et j'espère que tu vas retrouver un nouveau travail d'ici peu. Les temps sont durs et il ne faut pas baisser les bras même si c'est difficile, il faut y croire : le désir a ce pouvoir de nous tenir et de nous faire tenir. Bonne chance

Posté par dame_de_lotus, 24 février 2009 à 22:08

kikou ma belle
toutes mes ondes positives vont vers toi !!!
c'est agréable de voir que tu n'es pas seule et que tu gardes le moral ( enfin au mieux )
c'est rassurant de voir que tu trouves des annonces, au moins il y a du taf et j'espère de tout coeur que tu vas vite retomber sur tes pieds
si tu as besoin : tu sonnes et on s'arrange d'ac ???? n'hésites pas ;)
tout plein de bidoux pour toi
ta cece qui pense fort à toi

Posté par cece, 25 février 2009 à 10:20

merci pour vos encouragements

Posté par eau de rose, 25 février 2009 à 20:57

Désolée d'apprendre pour ton boulot...
Ce n'est pas une époque facile. Mais tu m'as l'air bien organisée! Profites quand même un peu du temps que tu as pour toi! Tu as toutes les chances de retrouver un boulot qui te plaît! Je croise les doigts pour toi.

Bisous

Posté par sange, 26 février 2009 à 23:07

bon courage

gros bizous

Posté par Pat, 02 mars 2009 à 09:29

je croise les doigts pour que tu trouves rapidement le job de tes rêves !!!

Posté par mellecaro, 02 mars 2009 à 20:48

Bon courage pour ta recherche d'emploi.
Moi je suis dans la situation inverse de la tienne.
A savoir que j'avais un bon job dans une étude d'avoué à la Cour.(bon je sais c'est pas très connu mais disons que c'est un peu comme un avocat mais devant la Cour d'Appel).
Beaucoup de boulot, des responsabilités... etc... et le ras-le-bol...
J'ai pris le "taureau par les cornes", trouvé un nouveau job qui pourrait me plaire, avec le contact humain, que du bonheur (contrairement à la Justice où les gens n'ont que des problèmes), bien payé en ayant du temps libre...
Et j'ai trouvé !
Je suis devenue VDI (vendeuse à domicile indépendante). Je vends des bougies et articles de décoration à domicile.
J'ai cumulé les deux emplois pendant un an et j'ai fini par démissionner de mon premier job.
Aujourd'hui c'est le bonheur total, la liberté de mon temps, sans aucune contrainte, et autant d'argent qu'avant sinon plus.
Ca paraît incroyable, impossible, mais c'est vrai !
Une pirouette, ou plutôt une triple pirouette professionnelle, mais sans aucun regret.
Je te souhaite de tout coeur le même plaisir de travailler que moi et la même envie d'avancer.

Posté par ombretta, 03 mars 2009 à 23:52

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