18 octobre 2009
Teinture dé réglisse
J'ai acheté des bâtons de réglisse hachés dans un salon bio fin février à Lyon (j'ai mangé le nom, vivez nature peut-être ?) pensant que je pouvais en faire un macérat et en parfumer un savon à la trace mais je n'ai rien trouvé à ce sujet et quand j'ai commencé à me documenter sur les teintures, j'ai su l'issue que j'allais donner à ses bâtons de réglisse.
J'ai donc fait deux teintures au mois de juin : mes recherches m'ont amené sur le blog de Vénézia qui en parlait ici. J'ai cherché ensuite avec quels hydrolats j'allais pouvoir couper l'alcool. J'ai aussi cherché du côté du rayon des sirops afin de trouver l'antésite, boisson à la réglisse. J'ai trouvé de l'antésite à la menthe, au citron, à l'orange, au cola, au thé et à l'anis. Mon choix s'est porté sur la menthe et le citron.
J'ai donc fait une teinture à l'hydrolat de menthe sauvage et une autre à l'hydrolat de citron (les deux proviennent de chez Mandriolu).
Teinture de réglisse à la menthe sauvage :
- 15 g de bâton de réglisse haché (1 part)
- 64,3 g d'alcool à 90°
- 10,7 g d'hydrolat de menthe sauvage pour ramener à 75 g d'alcool à 80° (5 parts)
Petit rappel pour mouiller l'alcool :
La Pharmacopée donne la formule : La masse m, en grammes d'un alcool A de titre à 20 ° C donné à utiliser pour obtenir une masse X en grammes, d'un alcool B de titre alcoométrique à 20 ° C recherché est donné par la relation :
Soit m = titre massique de l'alcool faible x X
titre massique de l'alcool fort
La masse d'eau est donnée par la relation X- M (masse d'alcool fort)
Soit pour mon exemple : 75 (masse d'alcool à 80° à obtenir) x 73,48 (titre massique de l'alcool à 80°) / 85,66 (titre massique de l'alcool à 90°) = 64,33 g arrondi à 64,3 g d'alcool à 90 °.
La masse d'eau (ou d'hydrolat) à ajouter est de 75 g - 64,3 g soit 10,7 g d'eau ou hydrolat.
On obtient ainsi 75 g d'alcool à 80°.
Mise en route de la teinture : l'alcool se teinte
Teinture de réglisse menthe filtrée au bout de deux semaines
Teinture de réglisse au citron :
-15 g de bâton de réglisse haché (1 part)
- 45,6 g d'alcool à 90°
- 29,4 g d'hydrolat de citron pour ramener à 75 g d'alcool à 60° (5 parts)
Ce qui donne ici :
75 (masse d'alcool à 80° à obtenir) x 52,09 (titre massique de l'alcool à 60°/ 85,66 (titre massique de l'alcool à 90°) = 45,60 g d'alcool à 90 °.
La masse d'eau (ou d'hydrolat) à ajouter est de 75 g - 45,6 g soit 29,4 g d'eau ou hydrolat.
On obtient ainsi 75 g d'alcool à 60°.
Mise en route de la teinture : l'alcool se teinte
Teinture de réglisse citron filtrée au bout de deux semaines
Les deux teintures ont été filtrées au bout de deux semaines. On obtient une belle couleur ambrée à l'odeur de réglisse.
Teintures de réglisse embouteillées à conserver à l'abri de la lumière
Les teintures de matière résineuse (benjoin, tolu...), de drogues riches en essences ou en résines (cannelle...) sont au 1/5 dans de l'alcool à 80°. source ici. Mais je me suis dis qu'il fallait que je fasse un test avec de l'alcool à 80° et un autre avec de l'alcool à 60 °pour voir s'il existe une réelle différence. La teinture la plus odorante est sans conteste celle diluée dans de l'alcool à 80°, ma préférée étant celle de menthe sauvage.
10 octobre 2009
Baume fouetté Pluméria Dreams
Voici le baume fouetté Pluméria Dreams que j'ai réalisé à l'occasion du troc avec Nansou cet été. (Je n'ai pas encore fini d'écrire tous les articles : j'ai un mal fou à réquisitionner l'ordinateur car plus les enfants grandissent, plus ils squattent l'ordi et quand je l'ai enfin (mon mari s'y met aussi de la partie), bien souvent je suis trop fatiguée pour écrire ou l'inspiration ne vient pas).
Me voilà enfin seule devant mon écran à me demander comment je vais attaquer. L'inspiration de ce baume vient du baume corporel des îles-Passion et frangipanier vanillé de chez Az. J'ai gardé le concept et choisi les beurres et les huiles à ma disposition et suivant l'humeur du jour.
J'ai d'abord voulu faire un beurre d'amande (bien que j'ai encore un peu de celui acheté chez Gisellamanske l'année dernière) selon la méthode décrite par Michèle sur Potions chaudron et donnée par Copaïba sur le forum Aromat. J'avais crôooooo envie de tester cette méthode et pas envie d'attendre la fin de mes beurres achetés pour la tester.
Mon premier beurre, suivant cette méthode, a été fait cet été avec du beurre d'abricot que j'avais confectionné avec 50 % d'huile d'abricot, 50 % d'un mélange d'alcool cétylique et d'acide stéarique. J'étais partie sur une répartition de 50 % d'alcool cétylique et 50 % d'acide stéarique mais comme Michèle, je trouvais la texture trop cassante et je me souviens (souvenir de mes lectures sur un site d'un fournisseur dont le nom m'échappe) que l'alcool cétéarylique est composé d'une répartion 30/70. Je teste donc un mélange 50 % d'huile végétale, 50 % d'alcool cétéarylique maison (30 % d'alcool cétylique, 70% d'acide stéarique) et là, je "tiens" mon beurre. Il est crémeux, onctueux.
Je teste donc cette méthode et cette répartition sur mon beurre d'amande.
Le beurre d'amande se situe en haut sur la photo, à l'endroit où est écrit "beurre d'amande, les autres photos étant inexploitables.
La recette du baume fouetté Pluméria Dreams :
beurre de karité : 45 %
beurre de cacao : 10 %
beurre d'amande "maison" : 8,9 %
huile de fruits de la passion(choisie initialement pour ses propriétés et son exotisme) mais je n'ai pas assez de sous, à l'époque, pour passer ma petite commande chez OASN. Je la remplace donc pas de l'huile de papaye en ma possession (plus adaptée aux peaux grasses mais toute aussi exotique) : 10 %huile de pépins de raisins : 10 %
huile d'olive : 10 %
huile de coco bio : 5 %
vitamine E : 0,2 %
absolu de frangipanier : 0,9 %. La mienne vient de Fresholi et est absolument divine.(je pense qu'on pourrait en mettre moins, mais il me fallait un complément à 100%)
Mode opératoire :
1 Faire fondre les beurres au bain-marie ainsi que la vitamine E. Retirez du feu.
2 Rajouter les huiles liquides et l'huile de coco. Fouetter au fouet électrique quelques minutes.
3 Mettre au congélateur. Retirer du congélateur lorsque les bords commencent à blanchir.
4 Fouetter à nouveau. Remettre au congélateur, fouetter jusqu'à obtenir la consistance d'une chantilly. (ci-dessous la texture à obtenir)
5 Ajoutez l'absolu de frangipanier. Remuez délicatement à la spatule et mettre en pot.
J'attire votre attention sur le fait que le fouettage au fouet électrique augmente de beaucoup le volume. J'oublie ce point à chaque fois que je fais des baumes fouettés (bon en même temps, j'en fais pas des masses). Je compte donc dorénavant 60 % du volume du pot (que je m'empresse de noter dans mon fichier de recettes pour arrêter de me faire piéger).
Pendant que je mets en pot, mon joli aspect fouetté disparait pour devenir tout lisse, sniff.
M'en fous, je suis vengée par une zolie étiquette et une odeur à tomber par terre, qui me donne l'impression d'être sous les tropiques...
(Je voulais mettre le nom du site où j'ai emprunté la photo mais je n'arrive pas à le retrouver. Si la personne se reconnait, je le mettrais volontiers.)
Au final, on obtient un produit qui pénètre rapidement mais qui a tendance à durcir au fil du temps. Il faudra donc voir à diminuer les pourcentages de beurre à l'avenir.
22 septembre 2009
Teinture mère orange bigarade, cédrat et citron
Il y a cinq mois, j'ai commencé à faire mes premières teintures mères. C'est à la suite de l'article de Vénézia sur la façon de fabriquer une teinture de résine d'encens que j'ai commencé à faire des recherches sur les teintures, les teintures mères. Mon objectif ou plutôt mon obsession est de parfumer des cosmétiques et peut être, quand je serais plus à l'aise, de les utiliser en guise thérapeutique (j'ai acheté dans ce but, au printemps, des pieds d'arnica, de consoude et de grande camomille qui grandissent sagement dans le jardin).
J'ai commencé par des teintures mères simples suite à une réflexion de Lolitarose et son macérat d'écorces d'orange sur le forum des Céphées (impossible de retrouver le message, je mets donc le lien des macérats de Lolitarose). Je n'ai ensuite eu qu'une idée en tête : faire un macérat d'agrumes et une teinture d'agrumes ...pour en faire des cosmétiques parfumés. Les huiles essentielles d'agrumes sont obtenues par expression des écorces et sont donc photosensibilisantes. Je réserve donc ces teintures pour l'automne et l'hiver, qui sont à base d'écorces d'agrumes.
Quand j'ai commencé mes teintures mères, nous étions mi-avril donc à la fin de la saison des agrumes. Je n'ai pas pu trouver tous les agrumes que je souhaitais à cette époque (j'attends la nouvelle saison avec impatience) et j'ai commencé à faire une teinture d'orange amère, une teinture de cédrat et une de citron.
Cet article traite, en autre, des teintures mères d'agrumes.
Vénézia coupe ses teintures avec des hydrolats mais à l'époque, je n'en avais pas les moyens. J'aurais souhaité les diluer avec de l'hydrolat de fleur d'oranger et de citron. A ce propos, lors d'une commande chez Mandriolu, l'hydrolat de citron était en rupture. Je ne sais pas si d'autres fournisseurs en fournissent.
Teinture d'orange amère :
25 g d'écorce d'orange amère (j'ai mis le zeste par erreur)
50 g d'alcool à 80 ° (dilué dans de l'eau).
La table de mouillage de Gay-Lussac indique le moyen d'obtenir de l'alcool de titre plus faible par mélange d'alcool de titre élevé et d'eau.
Cette table nous indique la masse (et non poids comme dit en généralité) d'alcool fort de titre connu à ajouter à une masse d'eau pour obtenir de l' alcool de titre volumique 30 % v/v, 40 % v/v, 50 % v/v, 60 % v/v, 70 % v/v, 80 % v/v, 90 % v/v. Cette concentration est le plus souvent exprimée en volumes (% v/v). L'habitude est restée d'utiliser le terme "degré" pour exprimer le titre alcoolique volumique d'un alcool : on parle alors d'alcool à 90 °, 60 °, 40 °...
La Pharmacopée indique que toutes les manipulations sont faites à la température de 20 ° C pour obtenir le titre réel. Si la température est différente de 20 ° C, le titre apparent doit être corrigé à l'aide de table figurant à la Pharmacopée. Les teintures que j'ai l'intention de faire sont à usage domestique pour mes propres cosmétiques. Je ne ferais donc aucune correction (je n'ai d'ailleurs pas ces tables de correction à ma disposition).
Utilisation du titre massique : (utilisation du premier tableau dans le lien)
On veut préparer 50 g d'alcool à 80° (mon exemple de teinture ci-dessus) à partir d'alcool à 90 °. La Pharmacopée donne la formule : La masse m, en grammes d'un alcool A de titre à 20 ° C donné à utiliser pour obtenir une masse X en grammes, d'un alcool B de titre alcoométrique à 20 ° C recherché est donné par la relation :
m = titre massique de l'alcool B x X
titre massique de l'alcool A
Ce qui donne :
m = titre massique de l'alcool faible x X
titre massique de l'alcool fort
La masse d'eau est donnée par la relation X- M (masse d'alcool fort)
Les explications sont tirées du livre : Travaux pratiques de préparation et de conditionnements des médicaments de Jean-Marie FONTENEAU et Philippe KLUSIEWICZ Collection Porphyre
Soit pour mon exemple : 50 x 73,48 / 85,66 = 42,89 g arrondi à 42,9 g (ma balance est à 0,1 g près) d'alcool à 90 °.
La masse d'eau à ajouter est de 50 g - 42,9 g soit 7,1 g d'eau.
Les explications peuvent paraître complexes mais une fois qu'on a pigé le truc, c'est très facile à calculer. Vous pouvez bien sûr faire vos dilutions à l'aide d'hydrolats (ça ne fera que décupler l'odeur finale).
Pour en revenir à ma teinture d'orange amère, j'ai utilisé des zestes au lieu d'écorces (je me suis trompée et je n'ai plus retrouvé d'orange amère pour en refaire). Il va sans dire que les fruits ne doivent pas être traités pour leur conservation et que l'écorce doit être lavée avant usage. Les écorces sont coupées en petits morceaux pour être le plus en contact avec l'alcool. J'ai filtré ma teinture au bout de deux semaines. L'odeur obtenue est bien présente.
Les teintures réalisées sont à conserver à l'abri de la lumière dans des flacons opaques.
Teinture de cédrat :
De la même manière, j'ai fait une teinture de cédrat.
25 g d'écorces de cédrat (me suis pas trompée cette fois)
50 g d'alcool à 80 °
Ouin, j'ai pas trouvé de flacon jaune !!!
La filtration a eu lieu au bout de 3 semaines au lieu de 2, non pour tenter d'améliorer l'odeur, mais parce que j'ai oublier mon flacon dans mon placard. L'odeur du cédrat est légère bien que présente.
Le reste du cédrat a été fait en confiture suivant la recette de Vénézia.
Teinture de citron :
25 g d'écorces de citron de Menton
50 g d'alcool à 80 °
Filtration au bout de 3 semaines, réalisée le même jour que la teinture de cédrat.
C'est zoli mais quid des citrons après la fête ?
Je souhaitais faire un article sur les citrons de Menton et sa fête mais je n'en ai plus le courage, l'article étant déjà assez long.
13 septembre 2009
Velouté d'abricot

Dans la série des fruits d'été, je demande l'abricot. Voici donc la recette du Velouté d'abricot : c'est un lait corporel à base d'huile de noyau d'abricot évidemment.
La recette :
Phase huileuse : 17,2 %
- émulsifiant Ve : 1,5 %
- alcool cétylique : 0,5 %
- huile de jojoba : 2 % (propriétés émolientes et équilibrantes)
- huile de macadamia : 3 %. (nourrissante, restructurante et hydratante). Elle est aussi apaisante et adoucissante. En raison de son excellent pouvoir de pénétration, l'huile de macadamia prévient efficacement la déshydratation et laisse la peau douce et satinée
- huile de noyau d'abricot : 10 % (propriétés émolientes, nourrissantes)
- vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse : 80 %
- eau de source : 32,3 %
- gel aloé véra : 10 % (propriétés hydratantes)
- hydrolat de petit grain oranger : 30 % (pour l'odeur et la marier avec ma synergie)
- émulsifiant MF : 2,5 %
- glycérine : 5 % (propriétés hydratantes)
- gomme xanthane : 0,2 % (pour la viscosité)
Phase actifs :
- huiles essentielles : 2 %
- géogard : 0,8 %
En ce qui concerne les émulsifiants VE, MF et alcool cétylique, j'ai fait quelques essais (2 autres recettes différentes) avant de trouver les bons pourcentages. En fait il rejoigne les pourcentages indiqués par Michèle sur le lait du voyageur de Catherine mais j'avais trouvé le lait un peu fluide à mon goût sur la photo. La texture évoluant dans les heures qui suivent la fabrication, il est inutile de forcer sur l'alcool cétylique pour épaissir. Il suffit d'être patiente...
Pour la couleur, que je ne voulais pas blanche cette fois, j'ai rajouté du mica noisette au jugé. Les micas ayant tendance à tomber au fond du flacon il suffit de secouer le flacon avant usage pour les répartir à nouveau.
Edit 1 : suite aux commentaires de Patte et Lolitarose, j'ai confondu dans ma hâte l'huile essentielle de petit grain, issue des feuilles et l'huile essentielle d'orange douce issue de la peau des oranges qui, elle, est photosensibilisante.
Edit 2 : suite à la remarque de Vénézia sur le petit grain mandarine, j'avais regardé son blog qui explicait les calculs pour savoir si une formule était sensibilisante ou non. J'avais fait les calculs et avais conclu à la photosensibilisation. Je corrige donc à nouveau mon article.
Le lait contenant des huiles essentielles de petit grain, au vu des doses de petit grain mandarine, le lait est photosensibilisant. Veuillez donc à ne pas l'utiliser en plein soleil.
Analyse en omégas et acide stéarique de la crème "Toucher peau de pêche :
sur phase grasse (hors émulsifiant) :
Acide stéarique : 1 %
Oméga 9 : 57,4 %
Oméga 6 : 18,4 %
Oméga 3 : 8 %
Sur 100 % du produit fini :
Acide stéarique : 0,15 %
Oméga 9 : 8,61 %
Oméga 6 : 2,76%
Oméga 3 : 1,2%
12 septembre 2009
Crème corporelle "Toucher peau de pêche"
Voici la recette de la crème "Toucher peau de pêche" que j'ai faite à l'occasion du troc avec Nansou.
Je ne sais pas si vous avez déjà eu des vêtements au toucher peau de pêche, ce toucher si doux qui ressemble à du velours mais qui n'en est pas. "C'est une étoffe qui, par un effet chimique et/ou d'émerisage, possède un aspect duveteux et un toucher doux rappelant la peau d'une pêche" source ici. J'ai donc voulu jouer sur les mots et j'ai utilisé pour celà l'huile de noyau de pêche. L'huile de noyau de pêche est sensiblement identique à l'huile de noyau d'abricot quant à ses propriétés et adaptée aux peaux sensibles, matures. Elle est vite absorbée par la peau. Elle possède 65 % d'acide oléique (oméga 9).
La recette :
Phase huileuse : 21;2 %
- émulsifiant Ve : 3 %
- alcool cétylique : 2 %
- beurre de karité : 2% (propriétés hydratantes)
- huile de jojoba : 3 % (propriétés émolientes et équilibrantes)
- huile de noyau d'abricot de pêche : 10 % (propriétés émolientes, nourrissantes) Edit ; je m'étais trompée d'huile vu l'heure tardive de mon article
- vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse : 72 %
- eau de source : 22,5 %
- gel aloé véra : 10 % (propriétés hydratantes)
- hydrolat de petit grain oranger : 30 % (pour l'odeur et la marier avec ma synergie)
- émulsifiant MF : 4,5 %
- glycérine : 5 % (propriétés hydratantes)
Phase actifs :
- huile d'onagre : 4 % (lutte contre la déshydratation cutanée) - à rajouter à froid
- huiles essentielles : 2 %
- géogard : 0,8 %
J'ai acheté l'hydrolat de petit grain oranger chez Mandriolu, pour sa réputation sur les hydrolats d'agrumes mais je suis franchement déçue par l'odeur : on dirait de l'eau aromatisée. C'est pour cela que j'ai monté le pourcentage en hydrolat.
Pour cette crème, j'ai voulu utiliser les émulsifiants VE et MF. Ce sont décidément 2 émulsifiants que j'aime beaucoup travailler. La texture est telle que je la souhaitais, légère. Côté couleur, j'ai pensé une fois qu'elle était en pot que j'aurais pu y rajouter une poudre qui aurait colorer la crème couleur pêche.
Edit 2 : la crème contient des huiles essentielles de petit grain. Veillez donc à ne pas vous exposer au soleil après usage (photosensibilisant)
Analyse en omégas et acide stéarique de la crème "Toucher peau de pêche :
sur phase grasse (hors émulsifiant) :
Acide stéarique : 7,4 %
Oméga 9 : 43,1 %
Oméga 6 : 27,6 %
Oméga 3 : 2,5 %
Sur 100 % du produit fini :
Acide stéarique : 1,48 %
Oméga 9 : 8,62 %
Oméga 6 : 5,52%
Oméga 3 : 0,5 %
Pas de mode opératoire pour cet article, j'ai trop de retard dans mes articles.
29 août 2009
Gommage corporel framboisine
Dans la même lignée que le beurre corporel framboise, j'ai eu envie de faire un gommage corporel gourmand.
J'ai retenu comme principaux ingrédients de l'hydrolat de cassis (pour l'odeur), de l'huile de pépins de framboises, des pépins de framboises (pour gratouiller) et de la poudre de framboises (pour le côté girly).
J'ai utilisé du beurre d'amande qui me restait encore en stock (le prochain a été fait "maison" bien que mon stock ne soit pas fini) pour le côté nutrition de la peau.
Côté émulsifiant, j'ai choisi cette fois la cire émulsifiante, que j'ai eu tant de mal à dompter dans des crèmes et des laits. Je voulais un gommage qui tienne "bien" en mains et donc la cire, en plus du beurre d'amande a bien joué son rôle.
Pour que le gommage ne soit pas trop gras à l'application, j'ai rajouté de l'alpha (tensioactif) qui permet un rinçage sans laisser cette sentation de graisse sur la peau.
La recette :
Phase huileuse : 35,2 %
beurre d'amande : 24 %
huile de pépins de framboises : 6 % (à rajouter à froid)
cire émulsifiante : 5 %
vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse : 49 %
eau de source : 29 %
hydrolat de cassis : 15 % (j'ai diminué le pourcentage, l'ayant trouvé un peu fort dans le beurre corporel framboises)
glycérine : 5 %
Ajouts : 15,8 %
pépins de framboises : 6 %
poudre de framboises : 4 %
alpha : 4 %
bisabolol : 1 %
géogard : 0,8 %
Mode opératoire :
Laver votre matériel, surtout les pas de vis des pots et des couvercles à l'eau savonneuse et rincer.
Faire stériliser le matériel avant toute utilisation (10 minutes à l'eau bouillante avec du vinaige si votre eau est calcaire ou à froid avec des comprimés (rayon bébé) pour le plastique ou encore en le désinfectant à l'alcool et insister bien encore sur les pas de vis) et se laver les mains.
Faire chauffer la cire émulsifiante, le beurre d'amande et la vitamine E à 70°C dans un bain-marie.
Faire chauffer l'eau de source et la glycérine à 70°C dans un bain-marie.
Quand les 2 phases sont à même température, verser la phase huileuse dans la phase acqueuse et mixer pour faire prendre l'émulsion. L'émulsion prend rapidement et épaissit (de mémoire car il y a plus d'un mois que j'ai fait le gommage). Continuez de touiller à la maryse pour faire refroidir. Quand l'émulsion atteint environ 40 °C, ajuster le poids en eau, rajouter l'hydrolat de cassis (même réflexion que pour le beurre corporel framboise, pour préserver l'odeur).
Dans un mortier en porcelaine stérilisé (acheté 5 € chez Carrouf) (ou autre récipient qui passe au four), mettre la poudre de framboise. Si la vôtre est compactée, la broyer finemement au pilon puis passer le mortier, le pilon et la poudre au four pour stériliser la poudre de framboises. J'ai lu ici et là que certaines se plaignaient de préparation qui moisissaient en incorporant des poudres de fruits. Je ne suis pas certaine que le problème vienne uniquement de celà. Dans le doute, je stérilise au four. Je dirais, toujours de mémoire que j'ai dû mettre 5 minutes à 140 °C pour 5 g de poudre (température indiquée par Vénézia sur son article sur l'amidon).
Incorporer petit à petit l'émulsion dans la poudre de framboises pour ne pas créer de "grumeaux" (j'ai pensé à ce moment là à une recette de cuisine quand on ajoute de la farine).
Il est beau ce rose, n'est-ce pas ?
Rajouter l'huile de pépins de framboises, l'alpha, le bisabol (voire mon article sur le beurre corporel framboise), les pépins de framboises et enfin pour terminer le géogard. Ajuster au besoin le ph à l'aide d'acide lactique.
Mettre en pot avant que l'émulsion ait complètement épaissie. Laisser refroidir complètement la préparation avant de fermer le pot (la chaleur dégage de la condensation qui se retrouve sous forme de goutelettes sous le couvercle et qui vont donc contaminer la préparation à la longue et provoquer la moisissure). Pendant que votre préparation refroidit, faire une zolie étiquette.
J'oubliais le mode d'emploi : masser le corps en insistant sur les zones rugueuses, se rincer. La peau est nourrit et lavée grâce à l'alpha.
Objectifs atteints : l'odeur, la couleur, la texture.
A améliorer : les 6 % de poudre de pépins de framboise ne semblent pas suffisants (pour ma part) pour exfolier toutes les peaux mortes. Je l'ai testé sur le visage et la texture des grains semblent correspondre davantage au visage qu'au corps. Et vous vous l'utilisez comment et à quel pourcentage la poudre de pépins de framboises ?
Note : peut mieux faire (ça sent la rentrée des classes, hi hi !!!)
Je vais essayer dans les prochaines recettes de vous mettre les caractéristiques en omégas de mes préparations (suite à mon article "les omégas et la peau" qui m'a permis de faire un bon en avant dans le choix des pourcentages de mes préparations). Je peux ainsi comparer d'une préparation à l'autre le pourquoi du comment de ce qui est bien et pas bien, niveau texture et m'améliorer encore et encore.
Analyse en omégas et acide stéarique du gommage corporel framboisine :
sur phase grasse (hors émulsifiant) :
Acide stéarique : 16,38 %
Oméga 9 : 59,76 %
Oméga 6 : 25,34 %
Oméga 3 : 4,45 %
Sur 100 % du produit fini :
Acide stéarique : 4,91 %
Oméga 9 : 17,93 %
Oméga 6 : 7,60%
Oméga 3 : 1,34 %
17 août 2009
Beurre corporel framboise
Voici (enfin !) la recette du beurre corporel framboise que j'ai faite au mois d'avril. A la suite du beurre corporel chanvre, j'ai eu envie de tester une odeur de framboise en fait de copiter encore une formule de The Body Shop (le beurre corporel cerise). J'ai de l'huile de noyau de cerise mais je ne voulais pas utiliser de fragrance et je ne dispose pas non plus de quelque chose pour simuler une couleur rouge (peut être de l'argile rouge ?). Je suis donc partie sur l'idée de la framboise. Jusqu'à présent, je n'ai pas trouvé d'équivalent en huiles essentielles pour simuler l'odeur de la framboise. Alors j'ai eu l'idée d'utiliser de l'hydrolat de cassis (Bilby en vend du bio absolument divin), depuis le temps que j'en entendais parler, pour se rapprocher de l'odeur de la framboise, de l'huile de pépins de framboises, de la poudre de framboises pour le côté girly.
La recette :
Phase huileuse : 32,2 %
- beurre de karité (oui moi aussi je commence à en mettre partout) : 20 %
- beurre de cacao : 5 %
- émulsifiant Ve : 3%
- l'alcool cétylique : 2 %
- acide stéarique : 2%
- vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse : 56,8 %
- eau de source : 27,6 %
- hydrolat de cassis bio (Bilby) : 20 %
- glycérine : 5%
- poudre de framboises : 4%
- gomme xanthane : 0,2 %
Ajouts : 11 %
- huile de pépins de framboise (à rajouter à froid) : 8 %
- arrow-root : 1 %
- écogard : 1 %
- bisabolol : 1 %
La technique est la même qu'ici. Quelques petites différences cependant :
- diluer la poudre de framboises dans le gel de xanthane, petit à petit ou dans l'hydrolat de cassis. Conservez le produit fini dans un pot à l'abri de la lumière, sans cela le beurre risque la décoloration. La poudre de framboises contient des antocyanes, pigments naturels qui s'affadissent sur le temps et suivant le ph du produit fini. A ce sujet, je n'ai pas noté si j'ai ajusté le ph ou non avec de l'acide lactique.
La poudre de framboises est très hygroscopique (attire l'humidité). AZ l'a vend dorénavent en petit pot. La mienne avait été achetée en sachet l'année dernière et c'était compactée, malgré la présence d'un bouchon de tube d'aspirine dans mes tiroirs. J'ai donc dû l'écraser au pilon dans un mortier avant de l'incorporer.
- certaines personnes sont sensibles aux acides de fruits contenus dans les poudres de fruits. En prévention de cette éventualité, j'ai rajouté 1 % de bisabolol en phase active.
- l'hydrolat de cassis a été rajouté à froid, non pas pour le préserver (Michèle m'avait expliqué sur un de ses posts (j'ai la flemme de chercher) que les hydrolats sont les-sous produits résiduels de la distillation par entrainement par la vapeur d'eau, donc à la chaleur) mais surtout pour conserver un maximum d'odeur et éviter ainsi l'évaporation. L'ajustement se fait d'abord en eau et ensuite l'hydrolat est ajouté sous 40°. On préserve ainsi le maximum d'odeur.
Côté texture, j'ai diminué le pourcentage d'émulsifiant VE pour voir si le produit fini serait moins mousseux que le beurre de chanvre et augmenté l'acide stéarique ainsi que l'alcool cétylique. Si le beurre avait une belle texture dans les premiers jours, sa texture a évolué (toujours un peu mousseux) et durci (à cause de l'augmentation de l'alcool cétylique). Je vais donc poursuivre mes investigations en quête de la texture idéale.
L'odeur de l'hydrolat de cassis est bien présent, un peu trop même mais tellement naturelle (j'ai diminué le pourcentage dans le gommage corporel framboisine).
Ce beurre convient aux peaux matures (anti-vieillissement), fragiles (exzéma, psoriasis...) grâce à l'huile de pépins de framboise qui contient 54,6 % d'oméga 6 et à la poudre de framboises.
28 juillet 2009
Beurre corporel Bounty
Cette année, pas de vacances pour cause de boulot précaire (j'ai un CDD de 5 mois que je débute après le 15/08 jusqu'à fin janvier) alors je voyage à travers les odeurs et je vous invite à voyager avec moi.
Pour cette fois, je vous emmène sous les cocotiers :
A mi-chemin entre la noix de coco : (voir mon article que j'avais écrit en 2008)
Et la fève de cacao :
Je vous invite à lire l'excellent article de Michèle sur Potions et Chaudron sur le cacao.
C'est un beurre à base de beurre de cacao chocolaté de chez Bilby couplé à de l'huile de coco vierge odorante de chez Bioplanète. Je vous laisse imaginez l'odeur....(bizzarement je déteste la fameuse barre chocolatée trop sucrée à mon goût alors que j'en adore l'odeur).
La recette :
Phase huileuse :
- émulsifiant VE : 3 %
- alcool cétylique : 1,2 %
- beurre de karité : 11 %
- beurre de cacao chocolaté : 5%
- huile de coco vierge odorante : 9 %
- huile de camélia bio : 2,7 % (j'avais prévu 4 % mais j'ai fini mon berlingot acheté en vue de test pour un AS). L'huile de camélia (huile sèche) est ici utilisée pour contrebalancer l'effet gras des beurres et des huiles et nourrir la peau grâce à son taux élevé d'en acide oléique (oméga 9).
- lanoline : 2 %
- vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse :
- eau de source : 58,9 % (prévue 57,6 % : j'ai rééquilibré la formule à cause du manque d'huile de camélia) : pas d'hydrolat pour conserver les odeurs naturelles du beurre de cacao et de l'huile de coco
- glycérine : 6%
- gomme xanthane : 0,2 % pour la viscosité
Phase active :
Ecogard (conservateur) : 0,8 % (pourcentage à adapter selon le vôtre)
Mode opératoire :
1 Faire chauffer la phase huileuse au bain marie à 70°
2 Faire chauffer la phase acqueuse à 40° et prélever un peu d'eau en vue de faire dissoudre la gomme xanthane pour former un gel. Mettre de côté et remettre à chauffer le reste de l'eau ainsi que la glycérine à 70°.
3 Verser la phase huileuse dans la phase acqueuse et mixer. La préparation épaissit rapidement, Continuer de remuer à la spatule. Laissez refroidir et sous 40° rajouterle gel de xanthane, l'écogard. Mettre en pot.
Pas besoin d'ajouter d'arrow-root ou autre poudre matifiante, la poudre de cacao contenue dans le beurre de cacao chocolaté faisant déjà cet effet.
Focus sur la lanoline :
Achetée en vue de tests pour intégrer des teintures dans des baumes, j'avais commandé de la lanoline hydrosoluble à la pharmacie mais je n'ai pas réussie à en obtenir. Apparemment celle-ci est réservée à l'industrie. La lanoline hydrosoluble est soluble dans l'eau à 20 °C, l'eau à 100 °C et l'alcool à 90% v/v. C'est de ce point de vue là qu'elle m'intéressait alors que celle que j'ai obtenue est une cire épaisse, collante, à consistance de pommade. Elle est annoncée comme étant d'odeur forte mais celle que j'ai doit être désodorisée. Elle est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool. Elle sert d'excipient pour les pommades et les pâtes auxquelles ont veut incorporer de l'eau. Elle peut absorber jusqu'à deux fois sa masse d'eau. Elle est bien absorbée par la peau.
source : Travaux pratiques de préparation et de conditionnements des médicaments de Jean-Marie FONTENEAU et Philippe KLUSIEWICZ Collection Porphyre (plus technique que le livre ci-dessous)
La lanoline ou alcool de laine (utilisée dans les beurres The body Shop) est émulsifiante, émolliente, lubrifiante, surgraissante et absorbe deux fois son poids d'eau grâce au cholestérol qu'elle contient. Elle peut provoquer des réactions allergiques mais peu fréquentes. Son point de fusion est de 40° C.
source : la préparation : mode d'emploi de Catherine Mautrait et Robert Raoult collection Porphyre. Je vous recommande ce livre : des tours de main, des recettes pharmaceutiques, les incompatibilités, les solubilités...bien entendu tout n'est pas à portée de notre main en ce qui concerne certains ingrédients (antibiotiques...)
Bon, la recette, la technique, c'est bien beau tout ça et une tite photo alors ?
On résiste à l'envie de mettre les doigts dedans
La présentation n'est pas celle que j'avais imaginée il y a quelques temps quand j'avais mis la recette sur papier et je m'en suis souvenue en faisant la photo. Une prochaine fois.
L'odeur de la noix de coco est un peu cachée par le beurre de cacao chocolaté mais on la sent quand même. La prochaine fois, je diminue un peu le beurre de cacao chocolaté en le remplaçant partiellement par du beurre de cacao nature pour mieux exalter l'odeur de l'huile de coco.
Vous ai-je bien fait voyager ?
18 juillet 2009
Sur la route des épices
Chabou a eu l'heureuse idée, il y a quelque temps, de lancer un défi sur le blog commun Potions et Chaudron : Petit défi, délit, délit d'odeur.
Il s'agissait de réaliser une mini barre de massage.
Quel défi !!! Nous n'avions droit qu'à deux beurres maximum, une huile pour les macérats avec antioxydant, des poudres naturelles, des huiles essentielles, et éventuellement des paillettes et micas (sans phtalates).
Le plus dur pour moi et pour certaines d'entre nous a été de trouver les proportions de beurre, de poudres sans utiliser de cire. En fait le défi portait surtout sur l'odeur.
J'ai réalisé plusieurs tests avant de fixer mon choix. Ma première barre était trop grasse et s'effritait au démoulage. Dans ma deuxième barre, j'ai augmenté ma proportion d'arrow-root et utilisé du beurre de cacao chocolaté à hauteur de 10 % mais la barre n'a pas réussi son test : mes jambes se sont retrouvées marron.
Qu'à cela ne tienne. Le troisième test a été presque le bon. Plus qu'un petit réglage niveau couleur et celà devait être bon.
Pour l'odeur, j'ai fait en premier un macérat sur base d'huile de sésame à partir d'épices. Pour ce faire, j'ai :
- concassé au pilon et au mortier du poivre noir : 3 g
- concassé du clou de girofle au mortier et au pilon (oublié de faire une photo) : 3 g
- concassé des graines de coriandre au mortier et au pilon : 3 g
- râpé de la noix de muscade : 3 g
- mis de la cannelle en poudre venue tout droit de la Réunion
- coupé en petits morceaux du gingembre, lui aussi acheté à la Réunion. : 9 g
Le tout a macéré pendant trois semaines.
puis j'ai procédé à la filtration. Je suis contente : l'idée est bien présente mais horreur mon macérat est sombre et ça ne va pas coller avec ma couleur. Tans pis, je n'ai plus le temps de refaire un macérat.
Pour la couleur, pas de paillettes ni de micas: je n'ai pas envie de faire une commande spécialement pour celà. Aussi, j'ai fait chauffer les neurones (si si) pour me souvenir d'avoir lu quelque part (je n'ai pas noté la source) l'utilisation de la poudre de paprika dans un macérat à chaud. J'ai donc fait macérer de la poudre de paprika dans de l'huile de sésame, beurre de cacao, karité et arrow-root pendant 10 minutes la première fois mais le test a révélé une coloration de la peau en orange. Je devais donc réduire la macération à 5 minutes lors de la production finale. Mais j'ai oublié que, de réaliser une grande quantité, celà allait augmenter le temps de filtration. Le dessus de ma barre est donc trèèèèès orange. Le macérat d'épices obtenu après filtration est clair et n'a pas assombri la barre.
La production finale :
La base de la barre :
- 70 % de beurre de cacao
-10 % de beurre de karité
- 10 % de macérat épicé sur huile de sésame
- 10 % d'arrow-root
- 0,2 % de vitamine E
J'ai divisé mes quantités en deux parties (1/3, celle qui allait être colorée) et le reste (2/3, non coloré).
J'ai mis en premier l'arrow-root, puis le beurre de cacao et fait fondre au bain marie. Une fois le beurre de cacao fondu, j'ai rajouté le beurre de karité et l'huile de sésame. Quand le beurre de karité a fondu, j'ai rajouté la poudre de paprika (3% du 1/3) et mis à macérer pendant 5 minutes puis j'ai filtré à travers une compresse. Et c'est là que mes problèmes ont commencé. Vu la quantité de beurres et d'huiles à filtrer (plus de 200 g), la filtration a duré plus de 10 minutes et a donc coloré mes beurres et huiles en couleur jaune d'or. Une fois le mélange filtré, l'odeur finale était plus légère que le macérat. J'ai donc rajouté des huiles essentielles de clou de girofle, muscade, cannelle et gingembre (pas eu le temps de commander le poivre noir et coriandre) et je ne me souviens plus du dosage exact (je me souviens juste que le dosage de base est de une goutte de chaque) puis j'ai coulé dans mon moule en silicone et pesé à chaque fois pour avoir la même épaisseur sur toutes les barres.
Le plateau et le moule en équilibre sur la balance, le tout devant me permettre de voir la pesée.
Ensuite j'ai laissé refroidir et durcir la première couche (vous pouvez mettre au réfrigérateur pour accélérer le refroidissement).
Puis quand la première couche a bien durci (le lendemain), je suis passée à la deuxième couche sur le même principe (sans le paprika).
Pour démouler, j'ai attendu que la barre ait bien durci . J'ai dû mettre une journée complète au réfrigérateur (sur les conseils de Vénézia), la barre commençant alors à ramollir et j'ai procédé au démoulage. Je ne suis pas très fière de la présentation. Mon arrow-root est remonté un peu à la surface et a laissé des traces à la surface. Quant à la deuxième couche, elle a fait des bosses au dos (je n'avais pas mis mes barres au réfrigérateur avant le démoulage par manque de place dans celui-ci).
On voit mal sur la photo mais la couleur orangée occupe le tiers de la hauteur de la barinette.
J'ai laissé sécher à l'air libre quelques jours avant d'emballer. J'ai d'abord emballé grossièrement dans du film étirable avant de les emballer de papier de soie et de ruban de satin.
Je remercie Vénézia qui s'est lancé dans les premières à faire des tests et qui nous a guidé dans les dosages de beurre de karité et nous a donné les astuces de passage au réfrigérateur avant le démoulage.
Nous avons angoissé, rigolé de nos tests et je vous invite à aller voir le blog pour lire nos délires.
A la relecture, j'en oublie de remercier Chabou qui nous a fait angoisser, rigoler de nos tests et être très impatientes à la fin et les autres participantes pour leur soutien moral.
07 juillet 2009
1 2 3 Soleil !!!
Voici une recette de crème solaire de Aromantic que j'ai adaptée un petit peu : (en rouge les corrections que j'ai apportées)
Phase huileuse A :
Beurre de karité : 3 %
Huile de buriti : 5 %
Huile de sésame : 7 %
Huile de carthame : (14 %) 9 % à rajouter à froid
Vitamine E : 0,2 %
Microfine titanium dioxide : 10 %
Phase huileuse B :
Emulsifiant VE : 3 %
Alcool cétylique : 1%
Phase acqueuse :
Eau de source : 50 % 52 %
Emulsifiant MF : 4 %
Glycérine : 2 %
Gomme (cellulose) xanthane : 1%
Phase active :
D-panthénol : 2 %
He : 0,5 %
Conservateur : 0,6 % Ecogard : 0,8 %
Réalisation :
Faites chauffer au bain marie le beurre de karité, l'huile de buriti, l'huile de sésame et la vitamine E de la phase A à 75 ° C.
On voit l'huile de buriti trèèèèès orange
Une fois le beurre et les huiles chauffées, rajoutez la poudre de titanium dioxide petit à petit et mélangez vigoureusement à chaque fois de sorte que la poudre soit absorbée complètement par les huiles. On obtient alors une pâte un peu épaisse (la photo est trop flou pour que je la mette en ligne). Ajoutez alors la phase B de la phase huileuse et faites chauffer à 75°C. Remuez la phase B et la phase A de sorte que le mélange soit homogène.
Faites chauffer l'eau, la glycérine, l'émulsifiant MF au bain marie à 75°C en veillant à ce que l'émulsifiant soit bien dissout et ne fasse pas de grumeaux. Retirez du feu. Rajoutez alors la gomme xanthane et remuez encore. Laissez gonfler quelques instants et remettez à chauffer à 75°C.
Quand la phase huileuse et la phase acqueuse sont toutes les deux à 75°C, enlevez du feu. Versez la phase acqueuse dans la phase huileuse en mince filet (Aromantic préconise le contraire mais, étant donné que j'ajoute l'huile de carthame à froid car c'est une huile polyinsaturée, ma phase huileuse est épaisse et il n'est pas possible de la rajouter en filet dans la phase acqueuse). Remettez au bain marie à 75°C et mixez pendant 5 minutes. Retirez alors du feu et continuez à remuez à la maryse. Vous pouvez accélérer le refroidissment en mettant votre récipient dans un bain d'eau froide. A ce stade, on obtient une crème épaisse. Pensez à réajuster en eau l'eau évaporée.
Remuez de temps en temps à la spatule tout en raclant les bords. Quand la température de la crème atteint 40 ° C environ, rajoutez l'huile de carthame, le D-panthénol, et l'écogard.
La crème, une fois finie.
Mettre en tube. La crème étant épaisse, j'ai eu un mal fou à remplir le tube même à l'aide d'un entonnoir.
Je pense que je referais la recette en enlevant la gomme xanthane ou sous forme de lait.
J'avais peur que le dioxide de titane fasse un effet plâtre sur la peau mais il n'en est rien. J'ai réalisé la crème samedi dans le but d'aller au jardin dimanche matin. La crème laisse un petit film blanc qui pénètre rapidement. Cependant, il vaut mieux procéder par petite touche pour ne pas masser trop longtemps. Le toucher n'est pas du tout gras alors que j'avais, à l'élaboration de la recette, rajouté de l'arrow-root. J'ai réajusté en eau en cours de route, après avoir mélangé les deux phases ensemble.
1h30 de jardinage intensif au soleil, le matin avant 11h et pas le moindre coup de soleil.
Aromantic, dans sa recette d'origine, annonce un indice de protection de 15-20.
Je n'ai pas mis volontairement d'huiles essentielles, je n'en voyais pas l'utilité.
Focus sur les ingrédients :
Beurre de karité : Protection de la peau contre le soleil : absorption des rayons UV (karitène, vitamine A, butyrospermol), renforce l'activité des filtres solaires. Son indice de protection solaire est 2-3 (source Aromantic)
Le buruti, également appelé Aguaje, est un palmier originaire de la forêt amazonienne. Ses nombreux fruits à coque dure contiennent une pulpe comestible jaune orangée riche en huile et traditionnellement utilisée par les indigènes pour se protéger des brûlures causées par les rayons du soleil.
Véritable concentré de caroténoïdes, l'huile végétable de Buriti est capable d'absorber les radicaux libres responsables des effets nocigs sur la peau. Idéale pour prolonger le bronzage, cette huile émolliente et hydratante s'utilise aussi bien sur la peau que sur les cheveux dont elle assurera la protection face aux agressions extérieures. C'est également l'huile la plus riche en Provitamine A, bien plus riche que le macérat de carottes.
Source : ici
Huile de sésame : Elle protège la peau des agresssions extérieures telles que les rayons ultraviolets, qu'elle absorbe en devenant un véritable écran solaire. Source : ici
Son indice de protection solaire est 2-3 (source Aromantic)
Microfine titanium dioxide : Adding 5% Microfine Titanium Dioxide to a product gives it a Sun Protection Factor (SPF) of approximately 10 and protects against 90% UVA/UVB and UVC radiation. Adding 10% gives it a SPF of 15-20. (Aromantic)
Oxyde de titane micronisé en poudre pour protections solaires naturelles et efficaces (remplace le tiosol). Economique et facile à employer, incorporer et homogénéiser dans la phase huileuse AVANT d'ajouter l'émulsifiant. (Bilby)
Attention : la poudre est pulvérulante alors travailler la fenêtre ouverte ou porter un masque.
D-panthenol : Le D-Panthenol est un liquide épais, transparent et incolore, très stable à l'air et à la lumière et soluble dans l’eau. C’est la provitamine la plus couramment employée dans l'industrie de produits de beauté. C’est un anti-inflammatoire et un puissant hydratant qui redonne souplesse et élasticité à la peau. En raison de ses propriétés physiques on le retrouve dans tous les produits naturels de beauté de la peau, des cheveux et des ongles. Dans un soin, une concentration de 5% de D-Panthenol permet d’améliorer les effet curatif des blessures jusqu'à de 37%. Dans des produits capillaires, le D-Panthenol améliore très nettement l’état des cheveux endommagés ; il les épaissit et leurs donne de l'éclat. Le D-Panthenol forme un film protecteur sur les cheveux qui laisse pénétrer lentement ses actifs. C’est aussi un excellent soin pour les ongles, car il peut sensiblement augmenter la capacité de stockage de l'eau des ongles, améliorant ainsi leurs flexibilités.
Proportion : 0,1 - 5%
Phase : active
Température : en dessous de 50°C
Liens sur le soleil : ici, ici, ici et d'autres encore...
Attention pour bien bronzer sans risques il faut respecter différentes consignes :
- Utiliser de la protection solaire : crème, spray, gel, huiles (…) régulièrement au cours et avant l’exposition au soleil.
C’est une obligation de se protéger du soleil pour ne pas perdre trop vite son capital solaire. On ne bronze pas mieux en ne mettant rien, c’est un mythe ! Les coups de soleil ne font pas partie du bronzage. Des coups de soleil à répétitions sont dangereux.
- Porter des lunettes de soleil qui protègent des UVA, UVB.
- Boire régulièrement de l’eau pour bien s’hydrater
- Porter un chapeau, une casquette
- Exposition après 16h au soleil et pas entre 12h et 14h.
- Éviter au maximum les coups de soleil.













































