31 octobre 2009
Savon l'Araignée
Voilà un peu plus d’an que je cogite sur ce savon et sur la manière de réaliser une toile d’araignée pour un savon d’Halloween ainsi que sur une synergie.
A la base, j’ai réalisé un savon orange (normal pour Halloween). Pour ce faire, j’ai utilisé de l’huile de palme rouge (il m’en reste encore de mon premier achat), de l’huile de courge (qui est verte mais je me devais d’en mettre aussi).
La recette de base :
Huile d’olive : 40 %
Huile de coco : 27 %
Huile de palme rouge : 10 %
Huile de pépins de courge : 10 %
Huile de ricin : 5 %
Beurre de cacao : 5 %
Soude diluée dans 50 % eau et 50 % de lait de chèvre pour un savons surgras à la base de 8 %
Ajout à la trace : 3 % de la barre de massage "Sur la route des épices" (les restes écrasés)
Pour la toile d’araignée, j’avais fait un dessin, mis le sens des flèches pour le « traçage » de la toile mais rien ne s’est passé comme je l’avais imaginé.
J’ai préparé tous mes ingrédients à l’avance pour mes deux batchs.
J’ai réalisé dans un premier temps mon mini batch de savon teinté de poudre de charbon végétal. J’ai fait macéré le charbon dans les huiles pendant que je préparais le reste. J’ai ensuite mélangé les huiles à la soude ; le mélange était bien noir mais je n’ai pas attendu la trace. J’ai versé mon mini batch dans un sachet de congélation pensant qu’il allait épaissir pendant que je préparais le deuxième batch.
J’ai mis à fondre mes beurres et huiles solides et pendant que le mélange refroidissait un peu, j’en ai profité pour dîner mais avec les enfants j’ai mis plus de temps. La température de mes huiles avait trop baissé et j’ai décidé de les faire réchauffer un peu. Avec du recul, je n’aurais pas dû le faire car j’ai mixé quand mes huiles étaient autour de 38° (je saponifie aux environs de 35 ° habituellement pour les ajouts à la trace) et la trace est arrivée en moins d’une minute. J’ai versé aussitôt dans ma boîte à bijoux détournée en boîte à savons, oubliant tour à tour mes beurres de cacao-karité de la barre du défi ainsi que mes huiles essentielles. (je perds la main, c'est fou !)
J’ai versé mon beurre de cacao-karité fondu dans mon savon coulé mais la pâte avait commencé à se solidifier. J’ai eu du mal à mélanger et comme une courge (le mot est d’actualité, n’ayons pas peur des mots !!!) j’ai aussi oublié mes huiles essentielles. Je brandis mon flacon et je les verse avec un touilleur en verre. Ca chauffe dans la boîte…
J’attrape mon sachet de congélation dans lequel j’avais mis ma pâte à savon noire (j’avais dans l’idée de réaliser comme une poche à douille) et je pique un des coins avec une épingle, pensant que la pâte allait couler par ce trou mais il n’en ait rien. Je presse le sachet mais rien ne sort. Je me saisis de ma paire de ciseaux en faisant une entaille dans un coin mais ma pâte est trop liquide et coule en gros filet. Je tente malgré tout de dessiner ma toile mais le savon noir s’étale. Je simule donc ma toile me retrouve avec un dessin immonde qui n’est pas ce que j’avais imaginé.
J’allais oublié de dire que la pâte orange ayant commencé à solidifier, il m’a été impossible d’incruster ma pâte noire. Celle-ci est donc restée en surface et à grisé au fur et à mesure du séchage.
Quand à la synergie, j’ai voulu une odeur boisée épicée. J’avais dans l’idée d’associer la courge à une odeur épicée (j’ai pensé au gratin de courge que je réalise l’hiver). J’ai donc chercher une synergie basée sur le poivre, le clou de girofle, la noix de muscade et n’étant pas très forte en synergie, je suis allée sur le site de Rainbowmeadow et j’ai cherché des synergies autour de ses odeurs. J’en ai trouvé plusieurs et choisi une.
Après une semaine de macération (je deviens patiente sur ce coup-là), l’odeur de géranium mélangée au bois de santal est trop présente et ne va pas du tout avec mon idée. Je recherche et trouve donc la synergie suivante : Forest Spice Blend
Je la teste donc sur une semaine tout en la reniflant pour suivre son évolution. Au bout d’une semaine le mélange est plaisant et correspond tout à fait à l’idée que je m’étais faite de la synergie que je cherchais.
La voici en détail :
Clou de girofle : 3 gouttes (Labo Hévéa)
Pamplemousse rose (remplacé par du simple pamplemousse car je n’en ai pas) : 10 gouttes (AZ)
Citron : 15 gouttes (AZ)
Myrrhe : 5 gouttes (Le Gattilier)
Noix de muscade : 5 gouttes (Labo Hévéa)
Patchouli : 10 gouttes (Le Gattilier)
Pin sylvestre : 10 gouttes (AZ)
Sauge sclarée : 5 gouttes (AZ)
Bois de santal : 15 gouttes (Le Gattilier)
Depuis un an environ, j’ai eu l’occasion de tester les huiles essentielles de chez Labo Hévéa puis du Gattilier et j’en suis totalement satisfaite. Chaque flacon de AZ fini est donc systématiquement remplacé par l’un de ces fournisseurs. J’ai testé récemment Mandriolu et à part quelques huiles essentielles (dont l’odeur est identique à celle de chez Labo Hévéa) et hydrolats, je n’ai pas été convaincu par ce fournisseur.
Je n’étais pas partie pour parler d’huiles essentielles mais je me suis laissée emporter par la synergie, bien plus réussie que le savon.
Au final, si le visuel est râté, le savon s’en sort haut la main grâce à la synergie.
Je vous ai assez saôulé avec mon savon, la photo va parler d’elle-même.
30 août 2009
Savon Clafoutis abricot
La folie bat son plein en ce moment chez les savonnières de Potions et Chaudron.
Michèle vient de faire un quatre-quart aux jaunes d'oeuf.
Je m'exécute sur ordre de Nansou, et en bousculant l'ordre prévu de mes recettes du troc, en mettant ma recette du "Clafoutis d'abricot", à base de lait de chèvre, de purée d'abricot frais et de jaunes d'oeuf.
J'ai fait l'année dernière un savon à la purée d'abricot, que je n'ai pu mettre sur mon blog. J'avais fait mes savons (sans oeuf) et j'avais mis ma plaque de savon au four, sans préciser que celui-ci contenait des savons.
Le soir même, mon mari mettait le four à préchauffer et une odeur de cramé commençait à se dégager dans la cuisine jusqu'à ce que je réagisse en pensant à mes savons. Ni une ni deux, je n'ai pas eu le temps de les sortir du four moi-même que mon mari attrapait la grille et les mettait dans le fond de l'évier faisant couler de l'eau dessus. Je vous laisse imaginer la tête que j'ai faite. Les savons n'étant pas du tout présentables (j'ai pu les sauver quand même), j'ai réitéré l'expérience cette année. L'idée m'avait trotté l'année dernière déjà de faire un savon à la purée d'abricot avec du lait et de lui ajouter du jaune d'oeuf (une première pour moi) après avoir lu l'article de Zenbilola et les vertus du jaune d'oeuf dans les savons. Ni une ni deux, mon clafoutis d'abricot était né. Mais il fallait que je diminue mon stock de savons. J'ai donc attendu sagement un an avant de le faire.
J'ai gardé la même synergie, qui m'a servi cette année dans mon clafoutis d'abricot, la crème toucher peau de pêche et le velouté d'abricot. La voici :
note de tête : orange (56 gouttes), romarin (21 gouttes)
note de coeur : bois de Hô (25 gouttes)
note de fond : patchouli (6 gouttes)
Mon clafoutis d'abricot :
huile d'olive : 28 %
huile de coco : 27 %
beurre de karité : 20 %
huile de noyau abricot : 20 % (pour mon thème abricot)
huile de ricin : 5 %
dissolution de la soude (escompte de 8%) dans 30 % de liquide (50% lait de chèvre, 50 % eau)
ajout : 3 % du poids de gras de poudre de curcuma, diluée dans de l'huile de noyau d'abricot, pour la couleur (l'année dernière, j'avais mis 3 cuillères à soupe pour 292 g de gras : la couleur était trop sombre, j'ai donc rectifié cette année en pesant même mes cuillères à soupe pour refaire le même si besoin est)
ajout de 75 g de purée d'abricot frais mais à température ambiante pour 493,4 g d'huiles et de beurres
ajout de 2 jaunes d'oeufs (un à température ambiante, l'autre sortant du réfrigérateur)
3 % d'huiles essentielles de la synergie décrite ci-dessous
de la teinture de benjoin en guise de fixatif
J'ai fait ce savon au mois de juillet, lorsqu'il faisait chaud. Je n'ai pas eu la patience de descendre au dessous de 37 °C (en général, je fais les mélanges quand mes huiles sont à 35 °C quand j'utilise du lait mais il m'est arrivé de le faire à 32 °C quand j'étais en train de faire des recherches sur internet...c'est fou le temps qui passe).
Je me souviens avoir mélangé ma soude aux huiles (j'ai failli d'ailleurs faire l'inverse après 6 mois d'abstinence), mis ma purée d'abricot, touillé au mixer, rajouté ma poudre de curcuma et en écrivant j'ai un doute d'avoir rajouté toute ma poudre. Je crois que j'ai rajouté progressivement en surveillant la couleur obtenue puis retouillé au mixer avant de rajouter un jaune d'oeuf. Je me suis fait la réflexion que un jaune d'oeuf, c'était vraiment radin pour un clafoutis et que celui-ci en méritait un deuxième (sorti tout droit du réfrigérateur). Lorsque je me suis enfin rendue compte qu'à chaque ajout, je mixais alors que d'habitude je mélange les ajouts au fouet à main, il était trop tard. La saponification était bien avancée et la chaleur de la pâte à savon augmentait, ce qui a fait que les jaunes d'oeufs se sont figés (comme un gloubiboulga un début de cuisson). J'ai rajouté rapidement mes huiles essentielles et ma teinture de benjoin et remixé une dernière fois pour homogénéiser le tout puis versé le tout dans mon moule.
J'ai testé le savon sur des chutes au bout de 3 semaines et je n'ai point trouvé les effets des jaunes d'oeufs, seulement l'effet de la purée d'abricot qui râpe exfolie un peu la peau. Il va donc falloir que je reteste une recette au jaune d'oeuf, sans autre ajout.
Bon sang, j'avais oublié que c'était si long d'empaqueter des savons !
04 janvier 2009
Savon de l'épiphanie : édition limitée !
Voilà un petit savon qui est bien d'actualité en ce jour. Il a deux particularités dont une en fait un savon de luxe. La première a découvrir ces deux particularités gagnera un de ses savons. Ensuite, je vous raconterai sa petite histoire.
Edit : maintenant que Nansou a trouvé l'ingrédient qui coûte la peau des fesses cher et qui en fait un savon de luxe ainsi que la fève insérée à l'intérieur (parfait dans le thème de l'épiphanie), je vais vous raconter comment l'idée de réaliser ce savon m'est venue (j'en ai emprunté l'idée).
Tout à commencer au printemps 2008, alors que je voulais apprendre et encore apprendre pour me perfectionner en savonnerie, j'ai hanté le forum des plaisirs, en particulier le sous forum de la savonnerie. Je suis remontée au début du forum et je notais dans mon cahier les astuces que je ne connaissais pas et qui pourraient me servir un jour jusqu'à ce que je tombe sur cet article où Crudité intervenait et en bonne bavarde, elle a suggéré l'insertion d'une fève pour un savon de l'épiphanie. Ni une ni deux, l'idée était notée dans mon cahier. Il ne manquait plus qu'à attendre patiemment la date fatidique.
Recette du savon de l'épiphanie :
- huile d'amande douce : 35 %
- huile de coco : 30 %
- beurre de karité : 30 % (celui que Crudité a pu nous avoir sur le forum des Céphées)
- huile de ricin : 5%
- dissolution de la soude dans un mélange de 2/3 lait de chèvre (pour encore plus de douceur) et 1/3 eau. J'ai tenté une dissolution à 25 % du poids des huiles parce que j'en ai marre de voir de voir mes savons se ratatiner au séchage. Etant donné, le prix élevé de l'huile essentielle d'amande amère, je voulais que mes savons soient le plus gros possible. Ainsi, ils ont réduisent d'environ 10% de leur poids initial alors qu'avec une dissolution à 30 %, ils réduisent de 15 % à 20 %.
Attention, je ne conseille pas cette solution aux savonneuses débutantes (25 % est un minimum) mais il vaut être savonneuse avertie pour tenter ce dosage.
J'aurais pu rester dans le thème de l'amande et faire un lait d'amande comme je l'ai fait dans le coeur d'amande, savon du défi Biwil, mais j'aime la douceur que procure le lait de chèvre et puis je n'ai pas trop aimé la poudre d'amande que j'avais insérée également. J'aurais pu aussi parsemer mon savon d'amandes effilées comme une tartelette amandine mais je me suis dis qu'il faudrait enlever toutes les amandes avant de se laver et que cela risquerait de gratter la peau s'il en restait. J'ai donc choisi la simplicité : une amande entière que l'on peut ôter facilement.
- huile essentielle d'amande amère : 2 % seulement car c'est une odeur de fond (achetée chez Labo Hévéa). Je pense qu'un essai entre 1 et 1,5 % devrait suffire car l'odeur est forte même à 2%.
Je voulais ajouter de la teinture de benjoin comme je le fais habituellement lorsque j'utilise des huiles essentielles mais j'ai oublié de la noter sur ma recette.
- insertion d'une fève en plastique (j'ai eu peur que la soude attaque une fève en porcelaine. au moins si elle est "bouffée" par la soude, je n'aurai aucun regret) et d'une amande entière sur le dessus (juste pour le décor, il faut l'enlever avant de s'en servir).
L'odeur de l'huile essentielle d'amande amère, que j'affectionne particulièrement, est une odeur sucrée. Pour la comparer et pour celles qui ont connu cette odeur, elle s'apparente à l'odeur de la colle en petit pot de notre enfance (je ne sais pas si on la retrouve encore dans les pots, je n'achète que des bâtons de colle pour les enfants).
Edit n°2 : (z'avais oublié la photo des savons enveloppés)
21 décembre 2008
Mon beau sapin, roi des forêts....
Voilà le savon que j'avais imaginé pour le swap hiver de Nansou. Et puis j'ai changé d'avis parce que l'odeur, au départ ne me plaisait pas. Heureusement depuis elle s'est arrangée mais j'avais déjà fait mon savon de secours et je n'ai pas changé d'avis ensuite.
L'idée du sapin avec de la neige s'imposait pour moi mais je n'avais pas de moule spécial et je ne voulais pas passé une commande pour un moule. J'ai donc cherché un emporte-pièce. Ceux que je trouvais me paraissait trop petit et à force de chercher, j'ai fini pas en trouver ici. (petite parenthèse : je vous recommande ce site : livraison en 48h et marchandises impeccables, j'ai même fait une commande groupée avec Nansou qui a fait sa maison en chocolat).
Pour la couleur, je ne voulais pas réutiliser de la poudre de chlorophylle qui allait faire un savon trop clair (comme le savon à l'avocat). Je me suis souvenue que Anaxel avait utilisé de la poudre de molokeya et du rassoul en mélange pour colorer ses savons d'un beau vert sapin.(je garde parfois des liens de blogs ou de fournisseurs quand j'ai une idée en tête, mais sans savoir si je réaliserais forcément l'idée un jour). Je me suis donc mis en quête de cette poudre sur internet mais les frais de port étaient trop élevés par rapport au prix de vente. J'ai finalement trouver mon bonheur chez un boucher Hallal.
J'ai donc fait ma pâte à savon et j'ai ensuite incorporé mon mélange de poudre de rassoul et de molokeya que j'avais dilué dans un peu d'huile auparavant.
Puis j'ai rajouté un mélange d'huiles essentielles "escapade en forêt" trouvé chez Pranarôm qui me semblait parfait pour mon sapin. Je n'avais pas voulu commander différentes huiles essentielles pour faire un seul mélange parce que je risquais de ne pas m'en resservir de si tôt.
J'ai ensuite coulé ma pâte à savon dans un moule rectangulaire. J'avais mis de côté de la pâte non colorée que j'ai coulé en plusieurs endroits pour imiter les flocons de neige mais ma pâte avait déjà épaissi et ça a coulé en gros paquets. J'ai attendu trois jours avant de démouler et de découper à l'emporte pièce.
J'avais aussi fait un savon blanc dans lequel j'avais fait des découpes avec une paille, pour imiter les flocons, mais je n'arrivais pas à pousser le savon en dehors de la paille même en essayant de découper la paille, trop galère.
J'ai pris le temps pendant que le savon commençait à sécher de faire un gabarit pour savoir comment m'organiser pour la coupe et faire le moins de chute possible.
Au début, l'odeur des huiles essentielles et des poudres de molokeya et rassoul paraissait....bizarre, difficile à décrire mais pas heureuse. J'ai donc changé d'avis pour le swap hiver de Nansou (vous le verrez dans quelques jours, les colis sont en cours). L'odeur s'est affinée au fil du temps et c'est bien l'odeur de sapins qui se dégage maintenant.
Et le revoila, découpé, séché en attente de son emballage dans le même esprit que j'ai fait pour le swap hiver de Nansou.
Et vous, votre sapin de Nowel est fait ? (le mien pas encore : on s'y attaque ce soir ou demain, en retard cette année pour cause de savonnage intensif)
01 décembre 2008
Vanilla Bean
Claire/Jellylorum a fait un savon à la vanille au mois de mai pour le mini swap simplissime sur le forum des plaisirs de Kimitsu et j'avais de plus en plus envie de faire ce genre de savon, un savon naturel en somme, sans fragrance qui me font penser aux déodorants de voiture bien chimiques. Cette odeur de vanille chimique, je la déteste tout comme Nansou. Et puis il y a eu un fil de discussion sur les fèves tonka et les gousses de vanille et j'étais très tentée par le vendeur cité mais aussi par un parfum "Vanille pour les tout-petits" du livre "Des parfums à faire soi-même" par Nicolas de Barry (en route depuis 15 jours, j'en reparlerais), (le parfum, pas le livre hélas qui ne sera pas réédité), mais comme il fallait une sacrée quantité de gousses pour le savon et le parfum, j'avais mis l'idée de côté. Et puis mon chef a eu l'occasion de faire une mission d'audit à la Réunion pour une des sociétés du groupe pour lequel je travaille il y a cinq semaines : j'ai sauté sur l'occasion pour me faire ramener des gousses de vanille, de la badiane, des racines de vétiver ainsi que des épices.
La première semaine, j'ai conservé les gousses de vanille dans un torchon ne sachant trop comment les conserver et puis Selkis est venue à ma rescousse et m'a expliqué la manière dont elle les conservait sur place (dans un bocal en verre, conservé à l'abri de la lumière (pour moi dans un bocal et dans un placard fermé)). Sur le forum des Céphées, Archiperlparfums expliquait qu'il fallait que les gousses soient sèches pour pouvoir les mixer. Je les ai donc mises à sécher à l'air libre dans un verre sur une étagère de la cuisine. A la fin de la semaine, je les ai fendues pour récolter les grains mais les gousses n'étaient pas encore tout à fait sèches. De mémoire, (le temps passe et je n'ai pas tout noté), j'ai dû les faire sécher un moment au four à basse température. J'ai tenté de les mixer, en les ayant coupé en petits morceaux au préalable, dans mon blender mais la quantité (8 au total pour 900 g d'huiles) ne permettait pas de bien les mixer. J'ai donc sorti mon mini hachoir qui a complété le travail mais ce n'est pas parfait. Il faudrait, je pense, utiliser un moulin à café. La lame y fait fine et la contenance réduite. Il est donc resté de petits morceaux de gousses qui peuvent se deviner sur le savon. Il faudrait donc les faire sécher davantage pour mieux les mixer.
Ce savon est composé d'huile d'olive, de coco, de palme et de ricin. Il a foncé au fil des semaines et l'odeur de vanille est légère mais naturelle. Je n'ai pas pensé à lui rajouter de la teintue de benjoin pour corser un peu l'odeur ou de l'huile de coco odorante comme n'avait fait Claire/Jellylorum.
Les voilà emballés et étiquetés, suite à une séance intensive d'emballage hier samedi soir. J'ai tellement savonné ces derniers temps que j'ai du mal à trouver de la place pour les derniers. J'ai dû donc les emballer à la fin des quatre semaines de leur cure alors qu'habituellement je les emballe après un laps de temps bien plus long (des mois). Et puis l'odeur étant légère, je voulais qu'ils ne soient plus en contact avec l'air ambiant. Au même moment où j'avais fait mon savon, Nansou et moi discutions du mien par mail, le faisant dans la foulée et puis Crudité mettait en ligne le sien sur le blog des Céphées.
11 novembre 2008
Savon Biwill "Coeur d'Amande"
Mon savon Biwill est parti samedi chez Thomaëlle. J'ai même réussi à lui faire la même étiquette que le savon. Désolée de pas avoir mis de petit mot ou quelque chose en plus, j'avais la tête à fond dans les savons depuis vendredi soir (j'ai savonné tout le week-end). Pas facile d'emballer un coeur mais j'y suis arrivée.
15 septembre 2008
Le savon des vendanges
Aujourd'hui c'est le top départ des vendanges pour le Beaujolais. Je déteste les vins jeunes (je préfère les bordeaux et bourgognes rouges) mais je ne pouvais pas passer à côté de l'occasion de faire un savon au vin. J'avais déjà vu sur le forum des Plaisirs Nin-8 en parler et quand j'avais vu les moules chez Gisella, je m'étais dis qu'il me faudrait absolument le moule Bacchus.
J'ai donc choisi un bordeau rouge première côte de Blaye 2005 que j'ai fait chauffer pour évaporer l'alcool et le faire réduire. Je suis partie de 500 ml (j'en ai gardé un peu quand même à boire) et j'ai surfé sur internet un certain moment. Quand je suis revenue dans ma cuisine, le vin avait bien réduit et il m'en restait environ 200 ml. Je l'ai laissé refroidir et je l'ai ensuite versé dans des sacs glaçons (solution qui m'a paru idiote par la suite). Le lendemain j'ai fait un premier essai. Je voulais absolument que mon savon soit violet. Dans la logique de mon savon au vin, j'avais acheté à cet effet de la poudre de raisin chez Aroma zone mais j'ai vu que Nansou avait utilisé cette poudre sur le forum pour le savon du défi de la rentrée sur le thème automne et que le savon avait viré jaune en contact avec un milieu basique. Qu'à celà ne tienne : j'ai de l'argile violette et je vais donc l'utiliser.
Mon premier essai : un seul savon fait il y a trois semaines (à gauche sur la photo). Je ne savais pas comment aller se comporter le vin.
Soude diluée dans 30 % de vin congelé sans rajout d'eau. La soude a eu du mal à se dissoudre (pas comme avec le lait de chèvre que j'utilise souvent). J'ai dû rajouter un filet d'eau à température ambiante et surveiller par le dessous de mon bol transparent que la soude était bien dissoute. Je crois bien que j'ai mis un peu à réchauffer le mélange pour être sure de la dissolution.
Ensuite le reste de la recette :
huile d'olive : 38 %
huile de coco : 27 %
beurre de mangue : 13 %
huile de colza : 7%
huile de pépins de raisin (pour rester dans le thème du vin) : 10 %
huile de ricin : 5 %
Je procède comme d'habitude à savoir que je fais fondre les beurres et huiles dures et je rajoute ensuite mes huiles liquides. Je mélange ma soude aux huiles quand les huiles sont autour de 35° C. J'ai ainsi remarqué que plus la température était basse, plus le processus de saponification ralentissait au départ, chose qui est pratique si on fait pas mal de rajout à la trace. Après ça dépend des huiles et beurres que l'on utilise et si on fouette à la main ou au mixer.
A la trace, j'ai rajouté de l'argile violette mélangée dans un peu d'huile que j'ai rajouté à mon batch puis vient le tour des huiles essentielles. Je verse dans mon moule et hop dans le four. Je ne le fais pas cuire mais ça m'évite que les enfants viennent tournicoter autour. (J'ai aussi rajouté une pancarte sur mon four suite à une mauvaise expérience cet été quand mon mari a fait préchauffé le four). Je fais ma petite vaisselle et je retourner surfer.
Je croyais bêtement que mon savon allait être violet (j'avais déjà préparé mon étiquette à l'avance) et puis je vais sur le blog de Vénézia qui a mis un lien sur les antocyanes et là je comprends ce que cela veut dire. Ce sont les pigments naturels contenus dans certains fruits rouges (raisin, myrtille...). Mais madame la soude réagit autrement.
Le lendemain soir je démoule mon savon après un petit passage au congélateur et je constate que mon savon n'est pas violet (je l'avais bien sûr vu avant le congel) mais il est marron. M......pour mes étiquettes. Je le laisse quelques jours dans ma cuisine mais il suinte, comme si le vin rouge dégorgeait. Il ne fait pourtant pas 30 ° dans ma cuisine. Je le monte donc dans ma chambre pour le faire sécher sur une grille mais au bout de trois semaines, il reste marron et il ne suinte plus.
Deuxième essai : fait il y a une semaine, toujours un seul essai de savon (photo du milieu)
Même recette sauf que je décide de lui rajouter un cube de lait de chèvre congelé pour adoucir le mélange (référence à Astérix hi hi !!) mais sans l'argile violette.
Mon savon est encore plus marron foncé que le premier sans l'argile violette et toujours pas violet.
Troisième et dernier essai ce week-end : savon de droite
Cette fois ci je décide de laisser tomber mon vin comme liquide de dissolution et je prends du lait de chèvre (j'aimerais au moins qu'il y en ait un de doux dans le lot, j'ai comme une appréhension avec les deux autres et je me dis que si j'avais eu du lait de chèvre en poudre, j'en aurais rajouté à la trace). Je décide de réessayer l'argile violette diluée dans deux cuillérées à café d'huile de noyau d'abricot mais décidément je n'obtiens toujours pas de savon violet malgré mes 3% d'argile.
Bon je vous montre quand même les photos.
Rien à voir donc avec les couleurs obtenues !
J'ai eu aussi dans l'idée de rajouter de la pulpe de raisins mais je suis posé des questions quant au plus (ou au moins) que cela aurait pour effet sur la peau. On connait les effets de la carotte, de la mangue, des abricots pour la peau mais quid du raisin ?
13 août 2008
Savon Mangue
A la demande de Nansou, je rédige cet article sans fioriture car elle veut savoir le résultat d'un ingrédient que j'ai utilisé (et aussi parce que je n'arrive pas à émerger ce matin).
J'ai voulu un savon tout doux, qui nettoye et qui mousse (on est tous comme ça n'est ce pas ?).
Ce savon mangue est à base de beurre de mangue, pulpe de mangue et comme je le voulais coloré en orange mais sans utiliser d'huile de palme dont la couleur s'estompe à la longue, j'ai utilisé du jus de carotte BIO.
La recette :
huile d'olive : 48 %
huile de coco : 27 %
beurre de mangue : 15 %
huile de ricin : 10 %
jus de carotte BIO : 20 % (parce que je ne voulais pas me faire avoir comme dans le savon à la fraise qui a mis du temps à sécher)
purée de mangue fraîche congelée en granités, rajoutée à la trace
surgraissage à la base : 8 %
huiles essentielles d'orange douce et patchouli dont je ne retrouve pas les quantités utilisées : 3% (je fais toujours 3 % d'huiles essentielles)
teinture de benjoin
Je viens juste de tester sur mes mains ce savon parce que je sais que Nansou est impatiente du résultat du jus de carotte et je peux vous dire que ce savon est doux, la mousse est onctueuse avec de petites bulles. L'odeur d'orange, quoique légère, s'accorde bien avec la couleur. La mousse est blanche contrairement à mon lavage test de mains fait juste après le batch, qui était bien orange. J'ai eu peur pour la fin de la cure mais il n'en est rien.
Je suis quand même surprise de constater que ce savon n'a pas beaucoup perdu de liquide en séchant parce que la purée de mangue contient pas mal d'eau mais moins quand même que la fraise. Du coup, les pains de savons doivent faire environ 125g chacun.
Allez Nansou, au boulot maintenant !
06 août 2008
Le Miel et les Abeilles
Ca fait un moment que j'avais envie de faire ce savon et la recette était faite depuis quelque temps déjà sur mon ordi. Il ne me manquait plus que mon moule abeilles que j'attendais depuis plusieurs mois, faute de sousous.
Le moule étant arrivé, il ne me restait plus qu'à exécuter la recette. Michèle avait déjà fait ce genre de savon ainsi que Catlilou ici et là. J'étais donc avisée de toutes les précautions à prendre.
Juste après le découpage
La recette :
huile d'olive : 43 %
huile de coco : 28 %
huile d'amande douce : 20 %
huile de ricin : 5 %
cire d'abeille : 4 % (acheté en pain d'un kilo chez un apiculteur rencontré lors d'un vide-grenier. Il fait lui même ses savons et essaye de me fourguer un de ses savons. Désolée monsieur, je serai pas ta cliente sur ce coup-là)
lait de chèvre / eau : 50% - 50%
Sur ce coup là, j'ai failli foiré : j'ai lu dans un premier temps 64 g alors qu'il s'agissait de la soude et comme je vérifie toujours deux fois mes mesures par rapport à ma recette je me suis aperçue à temps de ma bourde. Je ressors donc mes glaçons de lait, je calcule combien il me manque de mélange. Je rajoute l'autre moitié de lait, ma balance s'éteint. Grrrrr. Je reprends un saladier, je remets la tare à zéro, je repèse et là de nouveau la balance affiche un affichage bizzare. Décidément, il est dit que je n'arriverait pas à faire ce savon malgré tous les conseils que j'ai emmagasinés. Et là d'un coup tilt, j'ai compris. Mon batch est prévu de faire 700 g. J'ai pris un petit saladier étant donné que mon mélange eau/lait/soude devait faire presque 230 g donc ça plus le poids du saladier font que ma balance est en surcharge. Donc je prends ma balance de cuisine, nouvelle tare, nouveau pesage et j'arrive enfin à peser mon complément d'eau. Ouf, j'ai eu chaud. Heureusement tous mes ingrédients étaient déjà pesés.
surgraissage : 8 %
INS : 151
Ajout à la trace : 2 cuillères à soupe de miel
Michèle m'avait prévenu d'une éventuelle phase de gel avec l'usage du lait. J'ai donc volontairement baissé la température du mélange soude en trempant mes pieds dans un bain d'eau glacé, qui a dit que j'avais les pieds gonflés ? mon saladier dans le fond de mon évier rempli de glaçons (je prendais bien un apéro, pas vous ?). La température baisse mais pas celle des huiles à cause de la cire que je n'ai pas voulu trop chauffer (il reste encore des petits paquets de cire qui ont du mal à fondre) pour augmenter la température des huiles et aussi à cause de la chaleur extérieure et celle de la cuisine). Et si mes huiles prenaient un petit bain elles aussi car je suffoque sous ma blouse et j'ai hâte d'en terminer. Allez, zou tous au bain. Je fouette, je surveille mon thermomètre et oh la température baisse. Pourquoi n'y ais-je pas pensé plus tôt (habituellement je mets mon saladier sur le rebord de la fenêtre et je touille pour faire refroidir. Ici peine perdue la température ne baissait pas tandis que celle sous ma blouse ne faisait qu'augmenter).
Température de la soude : 22 ° C
Température des huiles : 34 ° C
J'avais déjà lu que la cire accélérait la trace. J'ai donc prévu de faire ce batch avec mon fouet à main. Ce jour là, il a fait chaud dans la journée. J'étais tellement pressée de faire ce batch (surtout d'utiliser ce moule) que je n'ai pas attendu que la température extérieure soit tombée. J'étouffe sous ma blouse (j'ai enlevé ma jupe longue et rien qu'à l'idée de fouetter à la main jusqu'à l'apparition de la trace, j'en transpire d'avance). Heureusement au bout de 4 mn, le mélange s'épaissit. Je décide de rajouter le miel et le temps que je racle mon récipient le mélange s'épaissit davantage. Oups, j'ai juste le temps de mouler. Pas d'huiles essentielles car j'ai entendu dire que la cire donnait une bonne odeur de miel. Pour ma part, il ne sentait que la saponification. On verra bien après le démoulage.
Je surveille le savon (non en fait j'espionne) pour voir une éventuelle phase de gel et yep je suis contente, rien de tout ça. Sur ce coup là suis la grande vainqueur. Le mélange est déjà bien dur et je m'attends à devoir le démouler le lendemain matin. Il est 2h du matin et demain je bosse. Donc la suite au prochain épisode après une nuit de sommeil.
La fin de la nuit est déjà finie depuis longtemps et je n'avais pas eu le temps de finir l'article que je reprends aujourd'hui. En fait j'ai dû attendre plusieurs jours afin de découper le savon et comme je n'ai pas mis assez d'huiles saturées, mon savon n'arrivait pas à se démouler (sauf dans les angles) même après une nuit complète au congélateur. J'avais peur de ne pas pouvoir le découper aussi j'ai pris un grand couteau et je l'ai découpé au bout de plusieurs jours, à même le moule en faisant bien attention de ne pas abimer mon moule. J'ai ainsi soulevé un premier morceau dans un angle et j'ai fini par sortir les autres un par un. Comme je m'y attendais il a un peu accroché au fond. La prochaine fois, c'est sûr je rajouterai plus d'huiles saturées quand j'utilise ce genre de moule. (je n'ai eu aucun souci pour démouler le savon Sirella).
Le voilà de plus près :
Après neuf jours de séchage, le savon a foncé et ne sent pas le miel. La prochaine fois, je rajouterai des huiles essentielles.
21 juillet 2008
Au nom de la rose
Parce que Bichon (la pépite d'or) a fait un savon avec des pépites, Eau de Rose se devait de faire un savon rose...
La saison de la rose se termine mais j'en conserve dans mes savons "Au nom de la Rose".
Le fournisseur auprès duquel je voulais me fournir des boutons de roses du Maroc et qui m'avait contacté via mon blog m'a fait défaut aussi j'ai dû me retourner auprès de Miss Miss et sa caverne O senteurs, toujours aussi serviable et d'une rapidité exceptionnelle.
C'est pourquoi vous le voyez avec quelques décalages par rapport à la saison.
Ce devait être un savon rose qui sent la rose et décoré de boutons de rose. J'ai deux éléments sur trois. Il lui manque la couleur.
La recette :
huile d'olive
huile de coco
beurre de cacao
huile de ricin
lait de chèvre et eau : 50 %-50%
surgras à la base à la base : 8 %
INS : 160
coloré à l'argile blanche et rouge
C'est dans la couleur que je suis le plus déçue car mon mélange d'argile était bien rose dans mon récipient. Il faudra que j'augmente la dose d'argile rouge une prochaine fois.
Synergie d'huiles essentielles : Pélargonium, bois de rose, huile otto de rose (la même achetée sur Ebay que j'ai déjà utilisée dans un précédent savon).
Pour accentuer l'odeur, j'ai fait un macérat de pétales de roses dans 5 % de beurre de cacao que j'ai ajouté à la trace. Il est donc surgras à 13 % (8% + 5%).
La trace est arrivée rapidement grâce au beurre de cacao (je viens d'investir dans un mixer bas de gamme et on voit la différence de rapidité par rapport au fouet manuel : vu la quantité de savons que je fais il sera vite amorti), en moins d'une minute et j'ai eu juste le temps de rajouter mon argile diluée dans de l'huile et mes huiles essentielles. J'ai bien vu que la couleur était plus claire que celle que je voulais obtenir mais je ne voulais pas que le dessus du savon soit tout bosselé.
J'ai moulé rapidement, tapoté et avec mes gros doigts boudinés doigts fins et délicats emmitouflés dans de jolis gants bleus (au fait vos gants sont de quelle couleur ?), j'ai pris délicatement chaque bouton de rose en essayant de les aligner (j'imaginais déjà la découpe s'ils n'étaient pas alignés : aïe, aïe, aïe...) et tout s'est bien passé. Il faut quand même que la pâte commence à durcir pour enfoncer les boutons.
Imaginez quand même la taille des boutons de rose : ils doivent mesurer entre 1,5 et 2 cm de haut...
Le savon a une belle mousse dense et crémeuse comme je l'aime.
L'odeur est délicate mais il lui manque une note de fond pour lui faire ressortir davantage l'odeur de la rose.
On fera mieux la prochaine fois...
Je reprends plaisir à faire des montages cadrages photos . Ca se voit ?






























