13 septembre 2009
Velouté d'abricot

Dans la série des fruits d'été, je demande l'abricot. Voici donc la recette du Velouté d'abricot : c'est un lait corporel à base d'huile de noyau d'abricot évidemment.
La recette :
Phase huileuse : 17,2 %
- émulsifiant Ve : 1,5 %
- alcool cétylique : 0,5 %
- huile de jojoba : 2 % (propriétés émolientes et équilibrantes)
- huile de macadamia : 3 %. (nourrissante, restructurante et hydratante). Elle est aussi apaisante et adoucissante. En raison de son excellent pouvoir de pénétration, l'huile de macadamia prévient efficacement la déshydratation et laisse la peau douce et satinée
- huile de noyau d'abricot : 10 % (propriétés émolientes, nourrissantes)
- vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse : 80 %
- eau de source : 32,3 %
- gel aloé véra : 10 % (propriétés hydratantes)
- hydrolat de petit grain oranger : 30 % (pour l'odeur et la marier avec ma synergie)
- émulsifiant MF : 2,5 %
- glycérine : 5 % (propriétés hydratantes)
- gomme xanthane : 0,2 % (pour la viscosité)
Phase actifs :
- huiles essentielles : 2 %
- géogard : 0,8 %
En ce qui concerne les émulsifiants VE, MF et alcool cétylique, j'ai fait quelques essais (2 autres recettes différentes) avant de trouver les bons pourcentages. En fait il rejoigne les pourcentages indiqués par Michèle sur le lait du voyageur de Catherine mais j'avais trouvé le lait un peu fluide à mon goût sur la photo. La texture évoluant dans les heures qui suivent la fabrication, il est inutile de forcer sur l'alcool cétylique pour épaissir. Il suffit d'être patiente...
Pour la couleur, que je ne voulais pas blanche cette fois, j'ai rajouté du mica noisette au jugé. Les micas ayant tendance à tomber au fond du flacon il suffit de secouer le flacon avant usage pour les répartir à nouveau.
Edit 1 : suite aux commentaires de Patte et Lolitarose, j'ai confondu dans ma hâte l'huile essentielle de petit grain, issue des feuilles et l'huile essentielle d'orange douce issue de la peau des oranges qui, elle, est photosensibilisante.
Edit 2 : suite à la remarque de Vénézia sur le petit grain mandarine, j'avais regardé son blog qui explicait les calculs pour savoir si une formule était sensibilisante ou non. J'avais fait les calculs et avais conclu à la photosensibilisation. Je corrige donc à nouveau mon article.
Le lait contenant des huiles essentielles de petit grain, au vu des doses de petit grain mandarine, le lait est photosensibilisant. Veuillez donc à ne pas l'utiliser en plein soleil.
Analyse en omégas et acide stéarique de la crème "Toucher peau de pêche :
sur phase grasse (hors émulsifiant) :
Acide stéarique : 1 %
Oméga 9 : 57,4 %
Oméga 6 : 18,4 %
Oméga 3 : 8 %
Sur 100 % du produit fini :
Acide stéarique : 0,15 %
Oméga 9 : 8,61 %
Oméga 6 : 2,76%
Oméga 3 : 1,2%
12 septembre 2009
Crème corporelle "Toucher peau de pêche"
Voici la recette de la crème "Toucher peau de pêche" que j'ai faite à l'occasion du troc avec Nansou.
Je ne sais pas si vous avez déjà eu des vêtements au toucher peau de pêche, ce toucher si doux qui ressemble à du velours mais qui n'en est pas. "C'est une étoffe qui, par un effet chimique et/ou d'émerisage, possède un aspect duveteux et un toucher doux rappelant la peau d'une pêche" source ici. J'ai donc voulu jouer sur les mots et j'ai utilisé pour celà l'huile de noyau de pêche. L'huile de noyau de pêche est sensiblement identique à l'huile de noyau d'abricot quant à ses propriétés et adaptée aux peaux sensibles, matures. Elle est vite absorbée par la peau. Elle possède 65 % d'acide oléique (oméga 9).
La recette :
Phase huileuse : 21;2 %
- émulsifiant Ve : 3 %
- alcool cétylique : 2 %
- beurre de karité : 2% (propriétés hydratantes)
- huile de jojoba : 3 % (propriétés émolientes et équilibrantes)
- huile de noyau d'abricot de pêche : 10 % (propriétés émolientes, nourrissantes) Edit ; je m'étais trompée d'huile vu l'heure tardive de mon article
- vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse : 72 %
- eau de source : 22,5 %
- gel aloé véra : 10 % (propriétés hydratantes)
- hydrolat de petit grain oranger : 30 % (pour l'odeur et la marier avec ma synergie)
- émulsifiant MF : 4,5 %
- glycérine : 5 % (propriétés hydratantes)
Phase actifs :
- huile d'onagre : 4 % (lutte contre la déshydratation cutanée) - à rajouter à froid
- huiles essentielles : 2 %
- géogard : 0,8 %
J'ai acheté l'hydrolat de petit grain oranger chez Mandriolu, pour sa réputation sur les hydrolats d'agrumes mais je suis franchement déçue par l'odeur : on dirait de l'eau aromatisée. C'est pour cela que j'ai monté le pourcentage en hydrolat.
Pour cette crème, j'ai voulu utiliser les émulsifiants VE et MF. Ce sont décidément 2 émulsifiants que j'aime beaucoup travailler. La texture est telle que je la souhaitais, légère. Côté couleur, j'ai pensé une fois qu'elle était en pot que j'aurais pu y rajouter une poudre qui aurait colorer la crème couleur pêche.
Edit 2 : la crème contient des huiles essentielles de petit grain. Veillez donc à ne pas vous exposer au soleil après usage (photosensibilisant)
Analyse en omégas et acide stéarique de la crème "Toucher peau de pêche :
sur phase grasse (hors émulsifiant) :
Acide stéarique : 7,4 %
Oméga 9 : 43,1 %
Oméga 6 : 27,6 %
Oméga 3 : 2,5 %
Sur 100 % du produit fini :
Acide stéarique : 1,48 %
Oméga 9 : 8,62 %
Oméga 6 : 5,52%
Oméga 3 : 0,5 %
Pas de mode opératoire pour cet article, j'ai trop de retard dans mes articles.
07 septembre 2009
Troc Nansou part II
Voici le superbe colis de Nansou que j'ai reçu vendredi.
Partie savon
Il comprend une multitude de savons et son fameux moule "Radian Heart" qui a changé de maison pour ma plus grande joie. (il est épuisé, imaginez comme je suis contente) : une pensée pour Nansou qui a eu un pincement au coeur à le voir changer de domicile.
Partie cosméto : regardez bien les étiquettes, pour une fois elles ne sont pas de moi ! Bravo Nansou !
Il y a :
- un baume en barre "Or inca"
- un baume à lèvres à la cire de rose, huile de framboise et huile de noix d'Amazonie. La texture est géniale et j'adore cette odeur chocolatée qui en ressort (désolée je sens pas la rose)
- un fondant de douche lavandin-karité : le mélange d'he est très réussi. J'y sens comme une odeur de chocolat blanc (moi gourmande, non ?)
- un baume anti-toux à la cire d'olive et macérat de menthe, he lavandin et patchouli
- une crème pour les mains à l'argousier : la texture est vraiment géniale - pas grasse- pénètre vite - deuxième coup de coeur
- une crème visage au jasmin : à l'hydrolat de jasmin, cire de jasmin, acide hyaluronique et complexe orchidée. Les rides n'ont qu'à bien se tenir. J'adooore la texture.
- une crème gourmande réconfort : ester de sucre, ha fleur d'oranger, hv d'amandon de pruneaux, sésame, extrait Co2 de vanille, absolues de fève tonka. Gros craquage niveau odeur et texture. Je suis bluffée par la texture obtenue par l'ester de sucre. Je me suis tartinée après ma douche ce samdi matin et mon mari n'a pas arrêté pas de me sniffer dès que je passait près de lui (lui aimer odeur, lol)
- une crème de soin de la ruche aux agrumes : hydratant miel, gelée royale, extrait de Propolis. Comme tu le dis la crème est assez épaisse - je vais attendre un peu qu'on rentre un peu plus dans le froid pour l'utiliser mais elle n'est pas grasse à l'application.
- une crème de nuit "Rose vanillée" : macérat de roses, beurre de karité, macérat glycériné de roses, hydratant miel, acide hyaluronique, extraits Co2 vanille et rose musquée. J'aime beaucoup l'odeur de la vanille (c'est présent tout en étant discret). Je ne suis pas fana des crèmes de nuit parce que je suis une grosse flemmarde (pas bien je sais). Après les devoirs (ça y est ça recommence), le repas, lessive... et surf sur internet ben je zappe l'étape salle de bains. J'ai quand même testé hier matin et ce soir, ma peau a bu la crème comme un buvard. J'en conclu que ma peau a vraiment besoin d'être nourrie.
En résumé je suis ravie de ton colis, les formules sont très recherchées et je suis épatée par tes formulations même si je ne connais pas tous les ingrédients.
Le défi "crèmes" a été relevé, l'honneur est sauf (mdr...).
Rendez-vous au prochain troc au mois d'octobre et au mois de décembre. (J'ai proposé imposé à Nansou deux autres trocs et elle a accepté).
30 août 2009
Savon Clafoutis abricot
La folie bat son plein en ce moment chez les savonnières de Potions et Chaudron.
Michèle vient de faire un quatre-quart aux jaunes d'oeuf.
Je m'exécute sur ordre de Nansou, et en bousculant l'ordre prévu de mes recettes du troc, en mettant ma recette du "Clafoutis d'abricot", à base de lait de chèvre, de purée d'abricot frais et de jaunes d'oeuf.
J'ai fait l'année dernière un savon à la purée d'abricot, que je n'ai pu mettre sur mon blog. J'avais fait mes savons (sans oeuf) et j'avais mis ma plaque de savon au four, sans préciser que celui-ci contenait des savons.
Le soir même, mon mari mettait le four à préchauffer et une odeur de cramé commençait à se dégager dans la cuisine jusqu'à ce que je réagisse en pensant à mes savons. Ni une ni deux, je n'ai pas eu le temps de les sortir du four moi-même que mon mari attrapait la grille et les mettait dans le fond de l'évier faisant couler de l'eau dessus. Je vous laisse imaginer la tête que j'ai faite. Les savons n'étant pas du tout présentables (j'ai pu les sauver quand même), j'ai réitéré l'expérience cette année. L'idée m'avait trotté l'année dernière déjà de faire un savon à la purée d'abricot avec du lait et de lui ajouter du jaune d'oeuf (une première pour moi) après avoir lu l'article de Zenbilola et les vertus du jaune d'oeuf dans les savons. Ni une ni deux, mon clafoutis d'abricot était né. Mais il fallait que je diminue mon stock de savons. J'ai donc attendu sagement un an avant de le faire.
J'ai gardé la même synergie, qui m'a servi cette année dans mon clafoutis d'abricot, la crème toucher peau de pêche et le velouté d'abricot. La voici :
note de tête : orange (56 gouttes), romarin (21 gouttes)
note de coeur : bois de Hô (25 gouttes)
note de fond : patchouli (6 gouttes)
Mon clafoutis d'abricot :
huile d'olive : 28 %
huile de coco : 27 %
beurre de karité : 20 %
huile de noyau abricot : 20 % (pour mon thème abricot)
huile de ricin : 5 %
dissolution de la soude (escompte de 8%) dans 30 % de liquide (50% lait de chèvre, 50 % eau)
ajout : 3 % du poids de gras de poudre de curcuma, diluée dans de l'huile de noyau d'abricot, pour la couleur (l'année dernière, j'avais mis 3 cuillères à soupe pour 292 g de gras : la couleur était trop sombre, j'ai donc rectifié cette année en pesant même mes cuillères à soupe pour refaire le même si besoin est)
ajout de 75 g de purée d'abricot frais mais à température ambiante pour 493,4 g d'huiles et de beurres
ajout de 2 jaunes d'oeufs (un à température ambiante, l'autre sortant du réfrigérateur)
3 % d'huiles essentielles de la synergie décrite ci-dessous
de la teinture de benjoin en guise de fixatif
J'ai fait ce savon au mois de juillet, lorsqu'il faisait chaud. Je n'ai pas eu la patience de descendre au dessous de 37 °C (en général, je fais les mélanges quand mes huiles sont à 35 °C quand j'utilise du lait mais il m'est arrivé de le faire à 32 °C quand j'étais en train de faire des recherches sur internet...c'est fou le temps qui passe).
Je me souviens avoir mélangé ma soude aux huiles (j'ai failli d'ailleurs faire l'inverse après 6 mois d'abstinence), mis ma purée d'abricot, touillé au mixer, rajouté ma poudre de curcuma et en écrivant j'ai un doute d'avoir rajouté toute ma poudre. Je crois que j'ai rajouté progressivement en surveillant la couleur obtenue puis retouillé au mixer avant de rajouter un jaune d'oeuf. Je me suis fait la réflexion que un jaune d'oeuf, c'était vraiment radin pour un clafoutis et que celui-ci en méritait un deuxième (sorti tout droit du réfrigérateur). Lorsque je me suis enfin rendue compte qu'à chaque ajout, je mixais alors que d'habitude je mélange les ajouts au fouet à main, il était trop tard. La saponification était bien avancée et la chaleur de la pâte à savon augmentait, ce qui a fait que les jaunes d'oeufs se sont figés (comme un gloubiboulga un début de cuisson). J'ai rajouté rapidement mes huiles essentielles et ma teinture de benjoin et remixé une dernière fois pour homogénéiser le tout puis versé le tout dans mon moule.
J'ai testé le savon sur des chutes au bout de 3 semaines et je n'ai point trouvé les effets des jaunes d'oeufs, seulement l'effet de la purée d'abricot qui râpe exfolie un peu la peau. Il va donc falloir que je reteste une recette au jaune d'oeuf, sans autre ajout.
Bon sang, j'avais oublié que c'était si long d'empaqueter des savons !
29 août 2009
Gommage corporel framboisine
Dans la même lignée que le beurre corporel framboise, j'ai eu envie de faire un gommage corporel gourmand.
J'ai retenu comme principaux ingrédients de l'hydrolat de cassis (pour l'odeur), de l'huile de pépins de framboises, des pépins de framboises (pour gratouiller) et de la poudre de framboises (pour le côté girly).
J'ai utilisé du beurre d'amande qui me restait encore en stock (le prochain a été fait "maison" bien que mon stock ne soit pas fini) pour le côté nutrition de la peau.
Côté émulsifiant, j'ai choisi cette fois la cire émulsifiante, que j'ai eu tant de mal à dompter dans des crèmes et des laits. Je voulais un gommage qui tienne "bien" en mains et donc la cire, en plus du beurre d'amande a bien joué son rôle.
Pour que le gommage ne soit pas trop gras à l'application, j'ai rajouté de l'alpha (tensioactif) qui permet un rinçage sans laisser cette sentation de graisse sur la peau.
La recette :
Phase huileuse : 35,2 %
beurre d'amande : 24 %
huile de pépins de framboises : 6 % (à rajouter à froid)
cire émulsifiante : 5 %
vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse : 49 %
eau de source : 29 %
hydrolat de cassis : 15 % (j'ai diminué le pourcentage, l'ayant trouvé un peu fort dans le beurre corporel framboises)
glycérine : 5 %
Ajouts : 15,8 %
pépins de framboises : 6 %
poudre de framboises : 4 %
alpha : 4 %
bisabolol : 1 %
géogard : 0,8 %
Mode opératoire :
Laver votre matériel, surtout les pas de vis des pots et des couvercles à l'eau savonneuse et rincer.
Faire stériliser le matériel avant toute utilisation (10 minutes à l'eau bouillante avec du vinaige si votre eau est calcaire ou à froid avec des comprimés (rayon bébé) pour le plastique ou encore en le désinfectant à l'alcool et insister bien encore sur les pas de vis) et se laver les mains.
Faire chauffer la cire émulsifiante, le beurre d'amande et la vitamine E à 70°C dans un bain-marie.
Faire chauffer l'eau de source et la glycérine à 70°C dans un bain-marie.
Quand les 2 phases sont à même température, verser la phase huileuse dans la phase acqueuse et mixer pour faire prendre l'émulsion. L'émulsion prend rapidement et épaissit (de mémoire car il y a plus d'un mois que j'ai fait le gommage). Continuez de touiller à la maryse pour faire refroidir. Quand l'émulsion atteint environ 40 °C, ajuster le poids en eau, rajouter l'hydrolat de cassis (même réflexion que pour le beurre corporel framboise, pour préserver l'odeur).
Dans un mortier en porcelaine stérilisé (acheté 5 € chez Carrouf) (ou autre récipient qui passe au four), mettre la poudre de framboise. Si la vôtre est compactée, la broyer finemement au pilon puis passer le mortier, le pilon et la poudre au four pour stériliser la poudre de framboises. J'ai lu ici et là que certaines se plaignaient de préparation qui moisissaient en incorporant des poudres de fruits. Je ne suis pas certaine que le problème vienne uniquement de celà. Dans le doute, je stérilise au four. Je dirais, toujours de mémoire que j'ai dû mettre 5 minutes à 140 °C pour 5 g de poudre (température indiquée par Vénézia sur son article sur l'amidon).
Incorporer petit à petit l'émulsion dans la poudre de framboises pour ne pas créer de "grumeaux" (j'ai pensé à ce moment là à une recette de cuisine quand on ajoute de la farine).
Il est beau ce rose, n'est-ce pas ?
Rajouter l'huile de pépins de framboises, l'alpha, le bisabol (voire mon article sur le beurre corporel framboise), les pépins de framboises et enfin pour terminer le géogard. Ajuster au besoin le ph à l'aide d'acide lactique.
Mettre en pot avant que l'émulsion ait complètement épaissie. Laisser refroidir complètement la préparation avant de fermer le pot (la chaleur dégage de la condensation qui se retrouve sous forme de goutelettes sous le couvercle et qui vont donc contaminer la préparation à la longue et provoquer la moisissure). Pendant que votre préparation refroidit, faire une zolie étiquette.
J'oubliais le mode d'emploi : masser le corps en insistant sur les zones rugueuses, se rincer. La peau est nourrit et lavée grâce à l'alpha.
Objectifs atteints : l'odeur, la couleur, la texture.
A améliorer : les 6 % de poudre de pépins de framboise ne semblent pas suffisants (pour ma part) pour exfolier toutes les peaux mortes. Je l'ai testé sur le visage et la texture des grains semblent correspondre davantage au visage qu'au corps. Et vous vous l'utilisez comment et à quel pourcentage la poudre de pépins de framboises ?
Note : peut mieux faire (ça sent la rentrée des classes, hi hi !!!)
Je vais essayer dans les prochaines recettes de vous mettre les caractéristiques en omégas de mes préparations (suite à mon article "les omégas et la peau" qui m'a permis de faire un bon en avant dans le choix des pourcentages de mes préparations). Je peux ainsi comparer d'une préparation à l'autre le pourquoi du comment de ce qui est bien et pas bien, niveau texture et m'améliorer encore et encore.
Analyse en omégas et acide stéarique du gommage corporel framboisine :
sur phase grasse (hors émulsifiant) :
Acide stéarique : 16,38 %
Oméga 9 : 59,76 %
Oméga 6 : 25,34 %
Oméga 3 : 4,45 %
Sur 100 % du produit fini :
Acide stéarique : 4,91 %
Oméga 9 : 17,93 %
Oméga 6 : 7,60%
Oméga 3 : 1,34 %
17 août 2009
Beurre corporel framboise
Voici (enfin !) la recette du beurre corporel framboise que j'ai faite au mois d'avril. A la suite du beurre corporel chanvre, j'ai eu envie de tester une odeur de framboise en fait de copiter encore une formule de The Body Shop (le beurre corporel cerise). J'ai de l'huile de noyau de cerise mais je ne voulais pas utiliser de fragrance et je ne dispose pas non plus de quelque chose pour simuler une couleur rouge (peut être de l'argile rouge ?). Je suis donc partie sur l'idée de la framboise. Jusqu'à présent, je n'ai pas trouvé d'équivalent en huiles essentielles pour simuler l'odeur de la framboise. Alors j'ai eu l'idée d'utiliser de l'hydrolat de cassis (Bilby en vend du bio absolument divin), depuis le temps que j'en entendais parler, pour se rapprocher de l'odeur de la framboise, de l'huile de pépins de framboises, de la poudre de framboises pour le côté girly.
La recette :
Phase huileuse : 32,2 %
- beurre de karité (oui moi aussi je commence à en mettre partout) : 20 %
- beurre de cacao : 5 %
- émulsifiant Ve : 3%
- l'alcool cétylique : 2 %
- acide stéarique : 2%
- vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse : 56,8 %
- eau de source : 27,6 %
- hydrolat de cassis bio (Bilby) : 20 %
- glycérine : 5%
- poudre de framboises : 4%
- gomme xanthane : 0,2 %
Ajouts : 11 %
- huile de pépins de framboise (à rajouter à froid) : 8 %
- arrow-root : 1 %
- écogard : 1 %
- bisabolol : 1 %
La technique est la même qu'ici. Quelques petites différences cependant :
- diluer la poudre de framboises dans le gel de xanthane, petit à petit ou dans l'hydrolat de cassis. Conservez le produit fini dans un pot à l'abri de la lumière, sans cela le beurre risque la décoloration. La poudre de framboises contient des antocyanes, pigments naturels qui s'affadissent sur le temps et suivant le ph du produit fini. A ce sujet, je n'ai pas noté si j'ai ajusté le ph ou non avec de l'acide lactique.
La poudre de framboises est très hygroscopique (attire l'humidité). AZ l'a vend dorénavent en petit pot. La mienne avait été achetée en sachet l'année dernière et c'était compactée, malgré la présence d'un bouchon de tube d'aspirine dans mes tiroirs. J'ai donc dû l'écraser au pilon dans un mortier avant de l'incorporer.
- certaines personnes sont sensibles aux acides de fruits contenus dans les poudres de fruits. En prévention de cette éventualité, j'ai rajouté 1 % de bisabolol en phase active.
- l'hydrolat de cassis a été rajouté à froid, non pas pour le préserver (Michèle m'avait expliqué sur un de ses posts (j'ai la flemme de chercher) que les hydrolats sont les-sous produits résiduels de la distillation par entrainement par la vapeur d'eau, donc à la chaleur) mais surtout pour conserver un maximum d'odeur et éviter ainsi l'évaporation. L'ajustement se fait d'abord en eau et ensuite l'hydrolat est ajouté sous 40°. On préserve ainsi le maximum d'odeur.
Côté texture, j'ai diminué le pourcentage d'émulsifiant VE pour voir si le produit fini serait moins mousseux que le beurre de chanvre et augmenté l'acide stéarique ainsi que l'alcool cétylique. Si le beurre avait une belle texture dans les premiers jours, sa texture a évolué (toujours un peu mousseux) et durci (à cause de l'augmentation de l'alcool cétylique). Je vais donc poursuivre mes investigations en quête de la texture idéale.
L'odeur de l'hydrolat de cassis est bien présent, un peu trop même mais tellement naturelle (j'ai diminué le pourcentage dans le gommage corporel framboisine).
Ce beurre convient aux peaux matures (anti-vieillissement), fragiles (exzéma, psoriasis...) grâce à l'huile de pépins de framboise qui contient 54,6 % d'oméga 6 et à la poudre de framboises.
16 août 2009
Troc avec Nansou
J'ai lancé un troc avec Nansou il y a peu de temps. Les fruits d'été et les cocotiers (entre autre) m'ont beaucoup inspiré. Voici ce qui en est ressorti.
Côté cosmétique : de haut en bas et de gauche à droite
Z'avez vu les belles nétiquettes ?
- un gommage corporel framboisine, à l'huile de pépins de framboise, pépins de framboise, poudre de framboises et hydrolat de cassis
- un beurre corporel framboise (recette faite depuis le mois d'avril que Michèle a eu l'honneur de tester et refaite pour cette occasion) à l'huile de pépins de framboise, pépins de framboise, poudre de framboises et hydrolat de cassis, pour accompagner le gommage corporel framboisine
- une crème corporelle "Toucher peau de pêche" à l'huile de noyau de pêche et aux huiles essentielles
- un beurre corporel "Bounty" au beurre de cacao chocolaté et à l'huile de coco
- un baume fouetté "Pluméria Dreams" à l'huile de papaye et à l'absolu de frangipanier
- un lait corporel "Velouté d'abricot" à l'huile de noyau d'abricot, mica noisette, Co2 d'argousier et huiles essentielles
- un savon "Clafoutis d'abricot" à l'huile de noyau d'abricot, pulpe fraiche d'abricot, jaunes d'oeuf et huiles essentielles
- un beurre corporel Chanvre à l'huile de chanvre (j'adore cette huile) mais sans les Co2. J'ai voulu privilégier la couleur cette fois pour aller avec l'étiquette (testé aussi par Michèle)
- un beurre corporel coconut à l'huile de monoï
- un baume fouetté "Jumpo" au macérat de calendula, teinture de calendula et Co2 de calendula
- un savon Dark Blue au lait de chèvre, fragrance Dark blue (réservé depuis des mois)
- un baume "Zanis" à la teinture de réglisse/hydrolat menthe sauvage
- un lait corporel "Jumpo" au macérat de calendula et Co2 de calendula aux huiles essentielles
- un moule à savons "Hello Kitty" commandé en trop (sans pouvoir annuler la commande)
- un savon "Blé des Champs" à l'huile de germe de blé, aux huiles essentielles et absolus
Côté gourmandise :
- une confiture de fraises (un peu trop liquide, c'était la première de l'année le temps que je retrouve le coup de mains)
- une confiture de fraises-pommes
- une confiture de fraises-bananes
- une confiture de fraises-grenade
- une confiture pulpe de noix de coco fraîche et rhum vanillé de la Réunion (pour rester dans le thème noix de coco), recette trouvée sur le net alors que je cherchais des images de noix de coco pour mes étiquettes.
- des rochers coco maison (pour rester dans le thème noix de coco).
Les fraisiers ont encore beaucoup donné de fraises cette année (j'ai dû en arracher tellement j'avais de pieds) et j'ai eu plus de 50 kg de fraises (j'en ai fait des confitures, des sorbets à la fraise, des fraises au sirop, des fraises au sucre et pas eu encore le temps cette année de faire un gommage à la pulpe de fraises, un comble !!!). Les enfants, mon mari et moi même n'étant pas très confiture hormis avec des crêpes et des gauffres, j'en ai fait profité Nansou.
Voici donc un troc quasi 100 % naturel (hormis le savon dark blue)
Alors, j'attends avec impatience ta partie de troc (même si tu dis que je te mets une pression).
15 août 2009
Blog anniversaire
Aujourd'hui, c'est mon blog anniversaire. Et oui, ça fait déjà
ans que je cosmète. Je me suis demandée, aujourd'hui, si j'allais faire un article spécialement pour ça. J'ai cogité dans mon jardin pendant que j'étais en train de peindre mes petits casiers à cosméto ce que j'avais à dire ou ne pas dire.
J'ai passé la quasi première année à savonner, cosméter de-ci de-là, sans être pleinement satisfaite de mes réalisations cosmétiques. Et puis depuis le début de l'année 2009, j'ai eu de gros problèmes de travail (j'en suis d'ailleur toujours à rechercher un boulot à temps plein en CDI : je n'arrive à décrocher que des missions d'intérim et un CDD de 5 mois minimum que je commence d'ailleurs lundi). Alors dans ces conditions, pas facile de ce concentrer pour faire des articles, avec des baisses de moral. J'ai passé quasiment deux mois à faire des recherches et j'ai beaucoup progressé ces derniers mois côté cosméto, ayant mis un frein à la savonnerie (j'ai encore beaucoup de savons en stock, les miens plus ceux reçus lors de swaps et de trocs).
J'ai plein de choses à écrire (des teintures, des recettes faites lors du troc avec Nansou et d'autres encores) mais le peu de fois où j'arrive enfin à avoir l'ordinateur (quasiment réquisitionné par les enfants depuis les vacances scolaires), je me retrouve devant mon écran à être comme l'écrivain devant une page blanche, ne sachant pas par quoi commencer ou alors trop fatiguée pour écrire quoi que ce soit. Il est vrai qu'il est plus facille d'écrire des articles lors la réalisation est récente. Je vais donc tenter de recommencer à écrire des articles sans être toutefois persuadée de finir la troisième année.
Alors y-at-il des lecteurs et lectrices pour m'encourager à continuer ce blog ?
28 juillet 2009
Beurre corporel Bounty
Cette année, pas de vacances pour cause de boulot précaire (j'ai un CDD de 5 mois que je débute après le 15/08 jusqu'à fin janvier) alors je voyage à travers les odeurs et je vous invite à voyager avec moi.
Pour cette fois, je vous emmène sous les cocotiers :
A mi-chemin entre la noix de coco : (voir mon article que j'avais écrit en 2008)
Et la fève de cacao :
Je vous invite à lire l'excellent article de Michèle sur Potions et Chaudron sur le cacao.
C'est un beurre à base de beurre de cacao chocolaté de chez Bilby couplé à de l'huile de coco vierge odorante de chez Bioplanète. Je vous laisse imaginez l'odeur....(bizzarement je déteste la fameuse barre chocolatée trop sucrée à mon goût alors que j'en adore l'odeur).
La recette :
Phase huileuse :
- émulsifiant VE : 3 %
- alcool cétylique : 1,2 %
- beurre de karité : 11 %
- beurre de cacao chocolaté : 5%
- huile de coco vierge odorante : 9 %
- huile de camélia bio : 2,7 % (j'avais prévu 4 % mais j'ai fini mon berlingot acheté en vue de test pour un AS). L'huile de camélia (huile sèche) est ici utilisée pour contrebalancer l'effet gras des beurres et des huiles et nourrir la peau grâce à son taux élevé d'en acide oléique (oméga 9).
- lanoline : 2 %
- vitamine E : 0,2 %
Phase acqueuse :
- eau de source : 58,9 % (prévue 57,6 % : j'ai rééquilibré la formule à cause du manque d'huile de camélia) : pas d'hydrolat pour conserver les odeurs naturelles du beurre de cacao et de l'huile de coco
- glycérine : 6%
- gomme xanthane : 0,2 % pour la viscosité
Phase active :
Ecogard (conservateur) : 0,8 % (pourcentage à adapter selon le vôtre)
Mode opératoire :
1 Faire chauffer la phase huileuse au bain marie à 70°
2 Faire chauffer la phase acqueuse à 40° et prélever un peu d'eau en vue de faire dissoudre la gomme xanthane pour former un gel. Mettre de côté et remettre à chauffer le reste de l'eau ainsi que la glycérine à 70°.
3 Verser la phase huileuse dans la phase acqueuse et mixer. La préparation épaissit rapidement, Continuer de remuer à la spatule. Laissez refroidir et sous 40° rajouterle gel de xanthane, l'écogard. Mettre en pot.
Pas besoin d'ajouter d'arrow-root ou autre poudre matifiante, la poudre de cacao contenue dans le beurre de cacao chocolaté faisant déjà cet effet.
Focus sur la lanoline :
Achetée en vue de tests pour intégrer des teintures dans des baumes, j'avais commandé de la lanoline hydrosoluble à la pharmacie mais je n'ai pas réussie à en obtenir. Apparemment celle-ci est réservée à l'industrie. La lanoline hydrosoluble est soluble dans l'eau à 20 °C, l'eau à 100 °C et l'alcool à 90% v/v. C'est de ce point de vue là qu'elle m'intéressait alors que celle que j'ai obtenue est une cire épaisse, collante, à consistance de pommade. Elle est annoncée comme étant d'odeur forte mais celle que j'ai doit être désodorisée. Elle est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool. Elle sert d'excipient pour les pommades et les pâtes auxquelles ont veut incorporer de l'eau. Elle peut absorber jusqu'à deux fois sa masse d'eau. Elle est bien absorbée par la peau.
source : Travaux pratiques de préparation et de conditionnements des médicaments de Jean-Marie FONTENEAU et Philippe KLUSIEWICZ Collection Porphyre (plus technique que le livre ci-dessous)
La lanoline ou alcool de laine (utilisée dans les beurres The body Shop) est émulsifiante, émolliente, lubrifiante, surgraissante et absorbe deux fois son poids d'eau grâce au cholestérol qu'elle contient. Elle peut provoquer des réactions allergiques mais peu fréquentes. Son point de fusion est de 40° C.
source : la préparation : mode d'emploi de Catherine Mautrait et Robert Raoult collection Porphyre. Je vous recommande ce livre : des tours de main, des recettes pharmaceutiques, les incompatibilités, les solubilités...bien entendu tout n'est pas à portée de notre main en ce qui concerne certains ingrédients (antibiotiques...)
Bon, la recette, la technique, c'est bien beau tout ça et une tite photo alors ?
On résiste à l'envie de mettre les doigts dedans
La présentation n'est pas celle que j'avais imaginée il y a quelques temps quand j'avais mis la recette sur papier et je m'en suis souvenue en faisant la photo. Une prochaine fois.
L'odeur de la noix de coco est un peu cachée par le beurre de cacao chocolaté mais on la sent quand même. La prochaine fois, je diminue un peu le beurre de cacao chocolaté en le remplaçant partiellement par du beurre de cacao nature pour mieux exalter l'odeur de l'huile de coco.
Vous ai-je bien fait voyager ?
18 juillet 2009
Sur la route des épices
Chabou a eu l'heureuse idée, il y a quelque temps, de lancer un défi sur le blog commun Potions et Chaudron : Petit défi, délit, délit d'odeur.
Il s'agissait de réaliser une mini barre de massage.
Quel défi !!! Nous n'avions droit qu'à deux beurres maximum, une huile pour les macérats avec antioxydant, des poudres naturelles, des huiles essentielles, et éventuellement des paillettes et micas (sans phtalates).
Le plus dur pour moi et pour certaines d'entre nous a été de trouver les proportions de beurre, de poudres sans utiliser de cire. En fait le défi portait surtout sur l'odeur.
J'ai réalisé plusieurs tests avant de fixer mon choix. Ma première barre était trop grasse et s'effritait au démoulage. Dans ma deuxième barre, j'ai augmenté ma proportion d'arrow-root et utilisé du beurre de cacao chocolaté à hauteur de 10 % mais la barre n'a pas réussi son test : mes jambes se sont retrouvées marron.
Qu'à cela ne tienne. Le troisième test a été presque le bon. Plus qu'un petit réglage niveau couleur et celà devait être bon.
Pour l'odeur, j'ai fait en premier un macérat sur base d'huile de sésame à partir d'épices. Pour ce faire, j'ai :
- concassé au pilon et au mortier du poivre noir : 3 g
- concassé du clou de girofle au mortier et au pilon (oublié de faire une photo) : 3 g
- concassé des graines de coriandre au mortier et au pilon : 3 g
- râpé de la noix de muscade : 3 g
- mis de la cannelle en poudre venue tout droit de la Réunion
- coupé en petits morceaux du gingembre, lui aussi acheté à la Réunion. : 9 g
Le tout a macéré pendant trois semaines.
puis j'ai procédé à la filtration. Je suis contente : l'idée est bien présente mais horreur mon macérat est sombre et ça ne va pas coller avec ma couleur. Tans pis, je n'ai plus le temps de refaire un macérat.
Pour la couleur, pas de paillettes ni de micas: je n'ai pas envie de faire une commande spécialement pour celà. Aussi, j'ai fait chauffer les neurones (si si) pour me souvenir d'avoir lu quelque part (je n'ai pas noté la source) l'utilisation de la poudre de paprika dans un macérat à chaud. J'ai donc fait macérer de la poudre de paprika dans de l'huile de sésame, beurre de cacao, karité et arrow-root pendant 10 minutes la première fois mais le test a révélé une coloration de la peau en orange. Je devais donc réduire la macération à 5 minutes lors de la production finale. Mais j'ai oublié que, de réaliser une grande quantité, celà allait augmenter le temps de filtration. Le dessus de ma barre est donc trèèèèès orange. Le macérat d'épices obtenu après filtration est clair et n'a pas assombri la barre.
La production finale :
La base de la barre :
- 70 % de beurre de cacao
-10 % de beurre de karité
- 10 % de macérat épicé sur huile de sésame
- 10 % d'arrow-root
- 0,2 % de vitamine E
J'ai divisé mes quantités en deux parties (1/3, celle qui allait être colorée) et le reste (2/3, non coloré).
J'ai mis en premier l'arrow-root, puis le beurre de cacao et fait fondre au bain marie. Une fois le beurre de cacao fondu, j'ai rajouté le beurre de karité et l'huile de sésame. Quand le beurre de karité a fondu, j'ai rajouté la poudre de paprika (3% du 1/3) et mis à macérer pendant 5 minutes puis j'ai filtré à travers une compresse. Et c'est là que mes problèmes ont commencé. Vu la quantité de beurres et d'huiles à filtrer (plus de 200 g), la filtration a duré plus de 10 minutes et a donc coloré mes beurres et huiles en couleur jaune d'or. Une fois le mélange filtré, l'odeur finale était plus légère que le macérat. J'ai donc rajouté des huiles essentielles de clou de girofle, muscade, cannelle et gingembre (pas eu le temps de commander le poivre noir et coriandre) et je ne me souviens plus du dosage exact (je me souviens juste que le dosage de base est de une goutte de chaque) puis j'ai coulé dans mon moule en silicone et pesé à chaque fois pour avoir la même épaisseur sur toutes les barres.
Le plateau et le moule en équilibre sur la balance, le tout devant me permettre de voir la pesée.
Ensuite j'ai laissé refroidir et durcir la première couche (vous pouvez mettre au réfrigérateur pour accélérer le refroidissement).
Puis quand la première couche a bien durci (le lendemain), je suis passée à la deuxième couche sur le même principe (sans le paprika).
Pour démouler, j'ai attendu que la barre ait bien durci . J'ai dû mettre une journée complète au réfrigérateur (sur les conseils de Vénézia), la barre commençant alors à ramollir et j'ai procédé au démoulage. Je ne suis pas très fière de la présentation. Mon arrow-root est remonté un peu à la surface et a laissé des traces à la surface. Quant à la deuxième couche, elle a fait des bosses au dos (je n'avais pas mis mes barres au réfrigérateur avant le démoulage par manque de place dans celui-ci).
On voit mal sur la photo mais la couleur orangée occupe le tiers de la hauteur de la barinette.
J'ai laissé sécher à l'air libre quelques jours avant d'emballer. J'ai d'abord emballé grossièrement dans du film étirable avant de les emballer de papier de soie et de ruban de satin.
Je remercie Vénézia qui s'est lancé dans les premières à faire des tests et qui nous a guidé dans les dosages de beurre de karité et nous a donné les astuces de passage au réfrigérateur avant le démoulage.
Nous avons angoissé, rigolé de nos tests et je vous invite à aller voir le blog pour lire nos délires.
A la relecture, j'en oublie de remercier Chabou qui nous a fait angoisser, rigoler de nos tests et être très impatientes à la fin et les autres participantes pour leur soutien moral.






























