Voilà un savon que j'ai voulu sans parfum ni colorant, à l'huile d'olive extra vierge première pression à froid et l'huile de coco, au lait de chèvre, surgras à 8 % à la base.

savon_oliva

L'huile d'olive :

Nom scientifique : Olea europaea

Famille :  Oléaceae

Un peu d'histoire :

Fruit de l'olivier, arbre d'une longévité exceptionnelle, l'olive est un des plus anciens fruits cultivés ; on ne connaît pas exactement la période où l'olivier sauvage fut cultivé pour la première fois, toutefois des fouilles archéologiques amènent certains historiens à penser que la culture a commencé de 5 000 à 3 000 ans avant notre ère en Crète puis se serait déplacée vers l'Égypte, la Grèce, la Palestine et l'Asie Mineure.

L'histoire de l'olivier se confond avec celle de l'agriculture et du bassin méditerranéen. On fait déjà mention du rameau de l'olivier dans l'histoire du Déluge. Dès le IIIe millénaire avant notre ère, les moulins à huile ont fait partie du paysage. Symbole mondial de paix et de sagesse, l'olivier occupe une place importante dans la mythologie ; Égyptiens, Grecs et Romains le vénérèrent.

L'huile d'olive occupe, parmi toutes les huiles végétales alimentaires une place particulière puisque historiquement elle est la plus ancienne huile connue.

L'olivier était cultivé en Méditerranée il y a 6 000 ans. L'huile n'avait pas que des utilisations alimentaires, on s'en servait également notamment pour s'éclairer.

On retrace la culture de l'olivier et l'extraction de l'huile d'olive sur l'île de Crète à l'époque du Roi Minos, le plus vieux document ayant été réalisé sur des tablettes d'argile, 2 500 ans avant JC. Grâce à sa capacité d'adaptation, la culture de l'olivier s'étend au fur et à mesure que la civilisation gréco-romaine agrandit son territoire sur tout le pourtour du bassin méditerranéen, aussi bien en Europe qu'en Afrique du Nord.

L'olivier fut introduit en Italie 800 ans avant Jésus-Christ et s'intègre immédiatement dans le paysage italien. Il s'étendra jusqu'à l'embouchure des vallées des Alpes, sur les cols comme dans les plaines.

Les légionnaires romains ne manquaient jamais de planter des oliviers, du blé et des vignes au fil de leurs campagnes militaires créant ainsi la base de l'alimentation méditerranéenne, une trilogie immuable que les siècles de consommation ont confirmé, une trilogie fondamentale pour la santé des gens et la prospérité des états.

Après la chute de l'empire romain et malgré les différentes crises socio-économiques qui traversèrent l'Europe, l'oléiculture continua à progresser. Entre le XIe et le XIIIe siècle, la culture reprit de la vigueur et devint partie intégrante du paysage italien.

À la Renaissance, les Espagnols et les Portugais implantèrent l'olivier en Amérique. L'olivier permit à des populations entières de se nourrir de ses fruits et de son huile, de s'éclairer et de se traiter avec son huile. Encore aujourd'hui, l'économie de plusieurs pays méditerranéens repose en bonne partie sur la culture de l'olive. Ainsi l'Italie et l'Espagne fournissent environ 50% de la production mondiale d'olives et d'huile d'olive. La Grèce, la Turquie, la Syrie, le Maroc, la Tunisie, le Portugal et les États-Unis sont les principaux producteurs d'olives de table.

Description :

L'olivier fait partie de la famille des oléacées qui comprend, entre autres, les lilas (Syringia), les troènes (Ligustrum) et les frênes (Fraxinus), ainsi que nombre d'arbustes comme les forsythias, les jasmins.

Aspect général :

Olivier au Portugal

Très rameux, au tronc noueux, à l'écorce brune crevassée, il peut atteindre quinze à vingt mètres de hauteur, et vivre très longtemps. Cependant, sous l'action d'animaux de pâture, ou dans des zones extrêmement ventées, ou exposées aux embruns, il conserve une forme buissonnante, de défense, et maintient la forme d'une boule compacte et impénétrable, lui donnant l'aspect d'un buisson épineux. Dans la plupart des modes de culture, les oliviers sont maintenus à une hauteur de trois à sept mètres afin de faciliter leur entretien et la récolte des fruits.

Feuilles :

Les feuilles sont opposées, ovales allongées, portées par un court pétiole, coriaces, entières, enroulées sur les bords, d'un vert foncé luisant sur la face supérieure, et d'un vert clair argenté avec une nervure médiane saillante sur la face inférieure. Le feuillage est persistant, donc toujours vert, mais cela ne veut pas dire que ses feuilles sont immortelles. Elles vivent en moyenne trois ans puis jaunissent et tombent, principalement en été.

Fleurs :

Les fleurs sont blanches avec une corolle, deux étamines, un calice à quatre pétales ovales, et un ovaire de forme arrondie qui porte un style assez épais et terminé par un stigmate. Cet ovaire contient deux ovules. Les fleurs sont regroupées en petites grappes de dix à vingt, poussant à l'aisselle des feuilles au début du printemps sur les rameaux âgés de deux ans.

La plupart des oliviers sont auto-fertiles, c'est à dire que leur propre pollen peut féconder leurs propres ovaires. La fécondation se fait principalement par l'action du vent et la période de fertilité ne dure qu'une petite semaine par année. S'il ne pleut pas trop durant cette période, 5 à 10% des fleurs produiront des fruits pour une bonne production.

Fruits :

Olives

Le fruit, l'olive est une drupe, dont la peau (épicarpe) est recouverte d'une matière cireuse imperméable à l'eau (la pruine), avec une pulpe (mésocarpe) charnue riche en matière grasse stockée durant la lipogénèse, de la fin août jusqu'à la véraison. D'abord vert, il devient noir à maturité complète. Le noyau très dur, osseux, est formé d'une enveloppe (endocarpe) qui se sclérifie l'été à partir de la fin juillet, et contient une amande avec deux ovaires, dont l'un est généralement stérile et non-fonctionnel : cette graine (rarement deux) produit un embryon, qui donnera un nouvel olivier si les conditions sont favorables.

Partie utilisée :

L'olive :

Une olive de table doit être suffisamment grosse (entre 3 et 5g), la plus charnue possible avec un noyau se détachant facilement et un épiderme fin mais élastique et résistant, contenant une forte teneur en sucre (minimum 4 %), mais une teneur en huile la plus basse possible pour une meilleure conservation.

Pour les «olives noires au naturel», les olives sont cueillies à maturité, puis lavées à l'eau claire et plongées dans une saumure à 10%-12% de sel marin. Elles sont consommables après six à huit mois. II s'agit d'une préparation typique en Grèce (variété Conservolea) et en Turquie (variété Gemlik). En Grèce on produit aussi pour le marché local les «olives noires au sel sec», avec des fruits trop mûrs de la variété Megaritiki.

Pour les olives vertes, les fruits sont cueillis lorsqu'ils sont suffisamment gros (d’août à octobre). Le traitement de plusieurs jours que doit subir le fruit de confiserie pour éliminer son amertume naturelle et le conserver n'a pratiquement pas changé depuis des millénaires. Dans le Midi de la France, les confiseurs pratiquent traditionnellement de la manière suivante. On trempe d'abord les olives pendant quelques heures dans une solution de soude a 2%. Puis on les nettoie plusieurs fois à l'eau pure pendant plusieurs jours jusqu'à ce que l'eau soit claire. On les immerge ensuite durant une dizaine de jours dans une saumure composée d’eau et de sel marin, et certains confiseurs ajoutent des ingrédients supplémentaires, comme le fenouil pour les olives cassées de la Vallée des Baux de Provence. La "désamérisation" est complète et l’olive est désormais comestible. Vient ensuite éventuellement l'opération de conservation, variant selon le type de préparation: la pasteurisation, le sel ou le froid. Dans certaines préparations on peut ajouter des aromates pour offrir aux consommateurs une infinité de saveurs, d'arômes et de couleurs.

L'Europe n'a pas établi de réglementation spécifique aux olives de table, comme il en existe pour l'huile. La réglementation est internationale et codifiée dans le Codex Alimentarius (Norme Codex sur les olives de table qui donne les spécificités minimales) et internationale avec la Norme qualitative unifiée applicable aux olives de table dans le commerce international établie par le "Conseil oléicole international". En France existe le Code des pratiques loyales pour les olives de table.

De l'olive à l'huile d'olive :

La technique d’extraction de l'huile d'olive est une opération uniquement mécanique. Cela veut dire que le produit final est du pur jus de fruit qui n'a subi aucune transformation chimique. On va d'abord broyer les olives afin d'en faire une pâte, puis pressurer la pâte obtenue, ou la centrifuger pour en extraire le jus, et enfin centrifuger ce jus pour séparer l'huile de l'eau. L'huile est ensuite mise à décanter dans des cuves, ou filtrée pour en éliminer les dernières particules.

Chaque huile possède un goût spécifique car c'est un produit vivant, influencé par de nombreux facteurs, tels que le climat, le terroir, la variété, la maturité du fruit, le temps d'entreposage, les techniques de fabrication, ou l'assemblage. Certains sont particulièrement importants, comme la date de récolte, car les huiles obtenues à partir d'olives vertes précocement récoltées sont puissantes et fruitées, alors qu'issues d' olives mûres, plus tardivement récoltées elles sont plus jaunes et plus douces. Ou encore la température d'extraction, qui doit s'effectuer à froid, car les arômes commencent à changer au-dessus de 27°C. Une huile extraite à froid conserve ses phénols naturels (antioxydants), lui assurant une meilleure conservation. Et enfin la rapidité du travail, car le goût des olives va se modifier rapidement à cause du processus de fermentation qui s'engage après la récolte. Pour obtenir une huile sans trace de fermentation, les olives doivent être pressées dans les vingt-quatre heures suivant leur récolte.

L'huile d'olives peut être consommée aussi bien froide, dans des sauces pour salades, ou remplacant le beurre dans les pâtes, par exemple, que chauffée, lors de la cuisson de viandes ou de légumes, ou par friture. Il est important néanmoins de ne pas l'utiliser à plus de 210°C, cette température constituant son "point de fumée", au-delà duquel elle se détériore, mais cela dépasse la température moyenne de friture, qui est de 180°C.

L'huile d'olive rancit moins vite que d'autres huiles végétales alimentaires à cause de son indice d'iode peu élevé: 78/88 contre 83/98 pour l'huile d'arachide et 120/132 pour l'huile de tournesol. Elle se conserve mieux si elle est entreposée au frais et à l'abri de la lumière. L'huile d'olive se trouble à partir de 5 à 10°C et se solidifie totalement à -6°C. Il est préférable de la consommer dans les deux années suivant sa fabrication.

Les défauts possibles d'une huile d'olives sont le rancissement (oxydation), la moisissure (trop fort taux d'acide oléique libre), la fermentation (fermentation excessive des olives mises en tas avant l'extraction de l'huile) et la présence de lie, avec ou sans sédimentation, due à la fermentation des particules de pulpe dans les huiles non-filtrées. Ces défauts ont notamment comme conséquence une disparition des attributs amer et piquant ("ardeur").

Les différentes catégories d'huile d'olives reçoivent une dénomination selon des des critères fixés par une réglementation internationale. Les huiles que l'on peut trouver dans le commerce de détail sont: l‘huile d'olive vierge extra, l‘huile d'olive vierge, l‘huile d'olive composée d'huiles d'olive raffinées et d'huiles d'olive vierges, et l‘huile de grignons d'olives.

Principaux constituants :

L'apport calorique de l'huile d'olives est de neuf Calories par gramme car elle est composée d'environ 99 % de matières grasses (lipides). Le 1% restant est constitué de composés mineurs. Ce sont essentiellement, par ordre d'importance: le squalène, les alcocols triterpéniques, les stérols, les phénols, et les tocophérols. La matière grasse de l'huile d'olive est composée de triglycérides. Ceux-ci sont constitués d'acides gras de différentes sortes (principalement mono-insaturés), dont la répartition est caractéristique de l'huile d'olive, et à un niveau de détail plus poussé, des différentes variétés ou du lieu de production.

L'huile d'olive est très complète en vitamines A, B, C, D, E, H, K, PP.

Usage cosmétique :

Ses application dans le domaine cosmétique remonte à "la plus haute antiquité" et toute son histoire est jalonnée d’une multitude de formules ou de "recettes" qui ne cessent de vanter ses innombrables qualités lors d’un traitement interne ou externe ; le formidable succès du véritable savon de Marseille en est sans doute l’exemple le plus représentatif.

L'huile d'olive a des propriétés adoucissantes, protectrices et apaisantes. Associée à des composants cosmétiques modernes, l’Huile d’Olive peut ainsi exprimer tous ses "pouvoirs" aussi bien dans les soins corporels que dans les produits pour le bain ; elle donne souplesse et brillance aux cheveux et lutte efficacement contre le dessèchement de la peau.

sources : ici et ici

Propriétés de l'huile d'olive en savonnerie :

Savon hydratant, nourrissant et assouplissant

L'huile de coco :

Nom scientifique : coco nucifera

Famille : palmier

Cocotier

Aire d’origine et zone de cultivation :

Natif des régions tropicales d’Orient, il est aujourd’hui cultivé aussi bien sur le continent asiatique (Inde, Sri-Lanka, Indonésie) qu’en Amérique centrale et méridionale (Mexique, Brésil). En Afrique, les pays producteurs les plus importants sont le Mozambique, la Tanzanie et le Ghana

Description :

Les cocotiers sont des palmiers au tronc élancé. Il peuvent atteindre une hauteur de 25 m, et leur base gonflée se termine par une couronne d'immenses feuilles en forme de plumes : les palmes. Le cocotier peuple principalement les plaines côtières des régions tropicales, dans un milieu humide : zones de remontées d'eaux souterraines ou de stagnation d'eaux de pluie.

Pour toutes les variétés de cocotier, l'organisation des fruits est similaire. Un épiderme, d'abord coloré, puis gris-brun à maturité, entoure une enveloppe coriace et fibreuse appelée « bourre ». Elle entoure une coque, brun sombre et très résistante, qui adhère fortement à la bourre. De forme oblongue à sphérique, elle se renforce de trois côtes longitudinales plus ou moins marquées. Une fine pellicule d'un brun rougeâtre, le tégument séminal, forme un lien entre la coque et un albumen blanc, brillant, de 10 à 15 mm d'épaisseur. L’albumen est communément désigné sous le terme d'amande. Inséré sous l'un des trois pores germinatifs, se trouve un embryon d'environ 5 mm de long. Un liquide opalescent et sucré occupe jusqu'àux trois quarts de la cavité interne. On l'appelle communément « eau de coco », le terme « lait de coco » étant de préférence réservé à un liquide blanchâtre extrait de l'amande râpée et pressée.

La germination de la noix de coco dure entre 4 et 10 mois. Le cocotier donne ses premiers fruits à l'age de 5 ou 6 ans, et il atteint sa production maximale au bout d'une quinzaine d'années. Un cocotier adulte peut porter entre 50 et 500 noix de coco. À partir de l'âge de 50 ans, sa production baisse sensiblement.

La récolte peut intervenir sur les fruits verts, directement dans l'arbre, ou par ramassage des noix mûres tombées à terre. Il faut environ un an avant que la noix de coco atteigne sa pleine maturité.

Partie utilisée :

L’huile de coprah aussi appelée "huile de noix de coco"est extraite de l’amande séchée ou albumen du fruit de la noix de coco, fruit du cocotier.

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La pulpe séchée, le coprah permet la fabrication des huiles en grande quantité, destinée à l'alimentation humaine, surtout en Asie. Très utilisée dans l'industrie alimentaire pour la confection de chocolat, de crèmes glacées et de margarines, et comme huile de cuisson, on la retrouve aussi dans l'industrie cosmétique où elle entre notamment dans la composition de savons.

En Asie, le lait de coco est vendu séparément.

L'huile lorsqu’elle provient du coprah par pression continue, sa couleur est généralement d’un jaune plus ou moins brunâtre en raison de la température élevée du traitement. Sa qualité dépend de celle du coprah qui est très variable selon les conditions de séchage, de stockage et de transport. L’huile brute de pression doit donc généralement être neutralisée, décolorée et désodorisée pour les usages alimentaires.

L’acidité est liée à la qualité du coprah et aux conditions de stockage (teneur en eau). Une huile provenant de coprah sec et propre dépasse rarement 2% d’acides gras libres libres. Le rancissement par oxydation des acides gras insaturés est très limité en raison de la faible teneur de l’huile de coco en ce type d’acides.

L’huile de coco est sujette à un type de rancissement appelé rancissement de l’arôme ou rancissement cétonique. Celui-ci est dû à l’action en présence d’eau de certaines moisissures qui provoquent une béta-oxydation des acides gras à chaînes courtes , les produits finaux étant des méthyl-cétones qui ont une odeur marquées et pénétrantes.

Principaux constituants :

D'une couleur blanche avec une odeur de noisette, l'huile de coco est très riche en acides gras saturés :  elle contient 50% d’acide laurique

Usage cosmétique :

Propriétés :

  • Lisse et rend la peau soyeuse

  • Nourrit et lisse la fibre capillaire

  • Soulage les peaux sèches et irritées

  • Parfume agréablement peau et cheveux 

Propriétés de l'huile de coco en savonnerie :

Du fait de son fort taux d'acide laurique, l'huile de coco donne un savon dur, nettoyant et une mousse légère.

Source : ici, ici et ici

Je vous remets la tite photo : je vous présente Oliva : 100 % naturel, né d'une longue réflexion sur les produits naturels (d'autres à venir, en cours de séchage et d'autres sur papier).

savon_oliva

Il n'y en a qu'un seul, pour cause de test de recettes (et aussi parce que j'en ai pas mal en stock) : la mousse est légère.

Ce savon convient à tout type de peau, peau sensible, fragile et délicate.

Merci d'avoir lu ce long article (long à écrire également).

PS : j'ai pris le temps de détailler chaque ingrédient utilisé. Je n'y reviendrais pas à chaque fois que j'utiliserais ses huiles et ferais référence à cet article.