E.D.R. Créations

02 mars 2011

Savon "Cake fruits confits"

Pendant la période des fêtes de fin d'année j'ai eu envie de faire un cake aux fruits confits (point de photo, il a été englouti en rien de temps). En tant que savonnière j'ai aussi eu l'idée de transposer ce cake à manger en savon.

 

Ni une ni deux, j'ai cherché les odeurs que l'on utilise en fruits confits et que je pouvais transposer aussi bien en huiles essentielles (en stock) qu'en couleurs naturelles :

j'ai retenu les idées suivantes :

  • citron (jaune)
  • pamplemousse (jaune)
  • orange douce (orange)
  • clémentine rouge (orange)
  • citron vert (vert)
  • angélique (vert)

 

J'ai commencé par faire une pâte orange colorée à la poudre urucum que j'ai fais macérer pendant une journée dans de l'huile d'olive. J'ai divisé ensuite la pâte en deux parties que j'ai parfumées à l'huile essentielle d'orange douce et à l'huile essentielle de clémentine rouge. J'ai versé successivement mes deux pâtes dans un moule en silicone.

Puis j'ai recommencé une autre pâte colorée au safran et parfumée pour moitié au citron et au pamplemousse. La pâte alors jaune clair quand j'ai fais le mélange a éclairci au bout de quelques jours.

fruits_confits_1

Curieusement la pâte parfumée à l'huile essentielle de clémentine rouge (2ème rangée en partant de la gauche) a foncé .

Le deuxième jour, j'ai fais une troisième pâte colorée à la chlorophylle et parfumée pour moitié à la teinture de citron vert/gingembre + huiles essentielles de citron vert et gingembre et l'autre moitié à l'huile essentielle d'angélique.

La première moitié de la pâte faite en partie de teinture a accéléré la trace et j'ai eu un agglomérat de pâte que j'ai étalé malgré tout à la spatule. Quant à l'huile essentielle d'angélique de Myrtéa, j'imaginais une odeur sucrée (l'idée du fruits confits sans doute)  alors que c'est une odeur herbacée, verte (j'ai le nez sur le flacon vide). Vénézia en parle ici sur son blog.

fruits_confits_2

Au bout de 3-4 jours, les pâtes à savon colorées ont été découpées en petits cubes comme des cubes de fromage.

fruits_confits_3fruits_confits_4

Puis j'ai fais ma pâte à savon de base :

  • huile de coco : 27 %
  • huile de palme : 20 %
  • huile de ricin : 7 %
  • huile d'olive : 46 %

La soude a été diluée dans moitié eau moitié lait de chèvre pour un savon surgras de  8%.

Pour mes cubes de fruits confits savon, j'ai coulé ma pâte quand celle-ci était un peu épaisse, parsemé de cubes de savon en alternant successivement les couches. Le temps que je verse en pluie mes cubes, la pâte s'est épaissie à tel point que j'ai dû enfoncé ma spatule pour tenter de combler les poches d'air. Le surplus a été moulé à l'arrache dans des moules hello kitty mais ils sont tellement moches que je ne les ai pas pris en photo.(on a sa fierté quand même)

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Il en a subsisté quand même. On le voit au démoulage.

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Et le savon a été découpé en tranches au bout de quelques jours.

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On distingue à peine les cubes jaunes !

J'ai testé ce savon au bout de 3 semaines (la première fois que ça m'arrive). Habituellement, mes savons curent au minimum 4 semaines voire des mois.

J'ai adoré son pouvoir moussant tout autant que son onctuosité. Quant à l'odeur, celle-ci est discrète

 

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06 janvier 2011

L'Ane, le Boeuf, la Myrrhe, l'Encens, l'Or ou le Savon des Rois Mages

Après avoir fait le savon de l'Epiphanie il y a deux ans, j'ai eu l'envie de faire un nouveau savon. J'ai fait l'année dernière un savon Peau d'Ane au lait d'anesse. J'avais envie de tester le gras de boeuf comme l'a fait Michèle ici.

Oui mais un savon sans odeur, comme beaucoup de gens qui achètent des savons ou à qui l'on offre des savons fait maison, ça le fait pas (le premier réflexe étant de le sentir).

Dans mon jeu sur le savon de L'Epiphanie, Nansou et Vénézia avait suggéré la myrrhe, l'encens sous forme d'hydrolat, de résine... et l'or (mais je ne suis point riche au point de mettre de la poudre d'or). J'ai donc planché sur le sujet et le savon des Rois Mages s'est imposé de lui-même.

Dans l'évangile selon Saint Luc, Jésus est né dans une étable. On place généralement l'enfant Jésus au centre, encadré par Marie et Joseph. Ils sont accompagnés d'un âne, ayant transporté Marie enceinte et d'un bœuf qui, selon la tradition, aurait réchauffé le nouveau né de son souffle.

La tradition rapporte que trois Rois Mages venus d'Orient ont fait route jusqu'à Bethléem guidés par la lumière d’une étoile. Quand ils découvrent l'enfant Jésus dans l'étable, ils s'agenouillent devant lui en signe de respect et lui offrent de l'or, de la myrrhe et de l'encens.

Trois cadeaux symboliques :

Selon une interprétation traditionnelle, les trois présents apportés par les Rois Mages symbolisent trois aspects de Jésus :
• l'or symbolise la royauté
• l'encens, utilisé pour le culte, symbolise la divinité du Christ
• la myrrhe, qui servait à embaumer les morts, rappelle qu’il est aussi véritablement homme et mortel.

L'Ane, le Boeuf, l'encens, la Myrrhe, l'Or ou le Savon des Rois Mages :

- Huile de coco :  86,9 g (27 %)

- Gras de boeuf : 64,4 g (20 %)

- Beurre de karité : 41,9 g (13 %)

- Macérat d'encens d'Oman et poudre de myrrhe dans huile d'olive : 96,6 g (30 %)

- Huile d'arachide : 32,2, g (10 %)

- Liquide de dissolution : lait d'anesse frais et congelé (38%)

Soude pour un savon surgras à 8 % (à recalculer)

L'encens d'Oman (5 g) a été pilé et mis à macérer dans 100 g dhuile d'olive avec de la poudre de myrrhe (5 g) : 12 h dans la yaoutière puis pendant 4 semaines à température ambiante de la cuisine, en touillant de temps à autre pour sniffer l'odeur. J'ai complété en huile d'olive pour avoir ma quantité de macérat après filtration.

J'ai limité l'huile d'olive et inséré de l'huile d'arachide pour avoir un savon plus clair qu'un savon à l'huile d'olive. (j'entends par là en complément des huiles et gras durs).

Température des huiles : 30 °

Température de la soude :28 °

Fouettage à la main pendant 13 minutes : pour introduire ma teinture d'encens si besoin est.

A l'origine de ma recette (écrite depuis des mois) était prévue de l'huile essentielle de myrrhe et d'encens pour venir en renfort du macérat si celui-ci n'avait pas été assez corsé.  Ayant été bien occupée par le travail, j'ai zappé de les commander.

Mon macérat, corsé à l'origine semble faiblir à l'assaut de la soude.

J'ai donc appelé à la rescousse ma teinture d'encens d'Oman dans hydrolat de rose (Fraisse et Quattrone) selon la mode Vénézienne. J'ai fait une réduction de la teinture (l'alcool accélérant la trace) le temps que la trace arrive : l'alcool chauffé flamble à tel point que je n'arrive plus à arrêter la flamme. La teinture a bien réduit.

J'ai attendu que la trace un peu épaisse arrive pour l'ajouter. Je m'attendais à fouetter plus d'une demi heure hors ma trace un peu épaisse est arrivée au bout de 13 minutes. Je touille au fouet pour mélanger ma réduction de teinture (ma mini casserole était tellement chaude quand j'ai raclé la réduction que ma palette maryse en plastique a commencé à fondre) et je moule dans mon moule Café de Savon (superbe pour vérifier si une phase de gel arrive ou non). Je ne voulais pas d'un décor lisse pour mouler sinon j'aurais fait une trace très légère. Visiblement ma trace n'est pas assez épaisse car à chaque zigouigoui que je fais, ceux-ci disparaissent. Je décide de manger et de surveiller l'évolution jusqu'à ce qu'enfin le décor tienne en place. Je filme avec mon papier transparent et j'attends patiemment 2-3 jours pour pouvoir démouler.

La température des huiles et de la soude a volontairement été basse car la chaleur accélère la saponification. Je m'étais dis que s'il fallait que j'utilise ma teinture, je ne voulais pas que ma pâte se fige avec l'ajout de l'alcool (visiblement celui-ci était bien évaporé).

Pour l'or, j'ai utilisé du colorant Crucible Khaki de chez TKB (un lieu de perdition). Les différentes expériences que j'ai pu lire introduisaient le mica au fond du moule, dans la pâte sans obtenir un résultat concluant. Sans grande expérience des micas (j'étais persuadée que j'avais acheté des micas), j'ai décidé d'utiliser un moule Café de Savon et de faire des zigouigouis afin que le colorant adhère mieux. Je décide d'attendre le démoulage après un passage au congélateur pour ne pas avoir de trace d'humidité et de saupoudrer le dessus.

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Le savon des Rois Mages

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Le savon des Rois Mages découpé (au coupe foie gras)

Après presque deux mois de séchage, l'odeur reste légère quoi que présente. Le savon mériterait un petit renfort en huile essentielle.

Je n'ai pas encore testé ce savon car j'en ai un en route donc je ne peux vous parler de la mousse et si le colorant déteint ou pas.

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31 décembre 2010

Baume "Je suis courge et j'aime ça"

Canalblog m'ayant fait des misères en novembre quand j'ai commencé l'article (impossible de conserver mes modifications et d'insérer correctement des photos), je publie donc cet article en retard par rapport à la saison automnale. De plus, mon cable d'apn ayant été égaré par le fiston, j'en ai acheté un ces jours-ci pour pouvoir publier enfin mes recettes. Voici donc une des nombreuses recettes réalisées en 2009 et non publiées. J'ai profité de cet après-midi (sans les enfants) pour récupérer mes photos, les trier et les sauvegarder.

L'année dernière, lors du troc automne avec Nansou, j'ai fait un baume à base d'huile de pépins de courge (quoi de plus normal pour la saison).

courge

Composition :

L'huile de Pépins de Courge contient 50% d’acide linolénique et 12% d’acide alpha-linoléique, deux acides gras essentiels, des vitamines, des minéraux et des stérols.

Propriétés de l'huile de pépins de courge :

  • émolliente (assouplit la peau) et nourrissante
  • anti-deshydratante
  • revitalisante et tonifiante des peaux atones fatiguées ternes et flétries
  • anti-âge, anti-rides

Odeur :

  • faible, rappelant celle de la courge
  • Apparence : liquide
  • Couleur : marron brun

Pour fabriquer mon baume, j'ai commencé par faire un beurre de courge.

Beurre de courge (pour 50 g):

  • 33,3 g d'huile de pépins de courge
  • alcool cétylique : 5 g
  • acide stéarique : 11,7 g

Faire fondre l'alcool cétylique et l'acide stéarique puis rajouter l'huile de pépins de courge tout en remuant jusqu'à refroidissement.

Formule du baume "Je suis courge et j'aime ça  (en grammes ou en pourcentage):

  • beurre de courge : 30 g

  • beurre de karité : 19 g

  • beurre de cacao : 12 g

  • huile de marula : 19 g

  • huile de moringa : 12 g

  • cire de soja : 4 g

  • lanoline : 2 g

  • vitamine E : 0,2 g

  • he : 1,8 g du mélange Forest Spice Blend déjà utilisée ici

Procéder comme pour un baume à savoir faire fondre ensemble au bain-marie la cire de soja, les beurres, la lanoline, la vitamine E. Retirez du feu et rajouter les huiles tout en remuant. Rajouter les huiles essentielles avant que le baume ne se solidifie et verser ensuite en pots. Etiqueter.

baume_je_suis_courge_et_j_aime__a

Je préfère utiliser la cire de soja pour les baumes par rapport à la cire d'abeille. La cire de soja (huile de soja hydrogénée) est plus souple que la cire d'abeille (voir à droite le rendu sur la photo).

Pour ce baume, pas besoin d'ajout d'arrow root ou autre poudre matifiante : l'huile de marula (découverte grâce à l'ancien blog de bluetansy, je n'ai pas réussi à retrouver l'article d'origine) est une huile dite "sèche" que j'aime beaucoup utiliser.

Je me suis servie de ce baume (j'en ai encore) pour les pieds, le corps en période hivernale quand j'ai le temps de me masser le week-end, les mains en cas de petites coupures dues au jardinage (la lanoline est un merveilleux cicatrisant en autre).

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16 juin 2010

Crème revitalisante

Depuis presque trois ans que j’ai commencé à faire moi-même mes cosmétiques, il y a toujours eu quelque chose qui n’allait pas dans mes crèmes visage : peau qui tiraille, texture trop épaisse (j’ai laissé tombé la cire émulsifiante n°1 de chez AZ qui donne des résultats trop « compact »….

L’année dernière, j’avais fait une recherche sur les omégas et la peau : à force de tourner autour du pot, j’ai fini par comprendre pas mal de choses. J’ai donc progressivement mieux ciblé la répartition de mes huiles pensant que mon problème de sécheresse cutanée venait du choix des huiles. Il y a eu du mieux mais cela n’était pas encore ça.

Au début de l’année, j’ai fait une crème  douce nuit allant jusqu’à pousser la phase huileuse jusqu’à 50 % hormis l’émulsifiant (du jamais fait pour moi jusqu’ici) en utilisant la cire olive protection. Je pensais l’utiliser pour la nuit d’où son nom mais avec le froid, la neige que nous avons eu cet hiver, je l’ai testé la journée avec succès mais avec le printemps qui est enfin arrivé (on y croit), il me fallait une crème plus allégée (ma peau commençait à briller sur le nez).

Moune nous a tendu la perche sur le forum des Céphées en nous indiquant que Copaïba ouvrait une boutique virtuelle. J’ai passé des heures à étudier les produits faisant d’un coup ma « wish list » jusqu’à ce que je retrouve du boulot. Ma première paie tombée, j’ai fait une grosse commande chez Copaïba (à force d’entendre parler de certains produits sur Potionchaudron).

J’ai aussi étudié les formulations de Gaëtan Milis. Je me suis largement inspirée de sa crème revitalisante pour peaux sèches dont voici l’INCI :

AQUA . SIMMONDSIA CHINENSIS . ARGANIA SPINOSA . ROSA MOSCHATA . OENOTHERA BIENNIS . CETEARYL ALCOHOL . DIMETHYLIMIDAZOLIDONE RICE STARCH . GLYCERIN . ISOSTEARYL ALCOHOL . CETEARYL GLUCOSIDE . PENTAERYTHRITYL TETRACAPRYLATE TETRACAPRATE . TOCOPHEROL ACETATE . MACADAMIA TERNIFOLIA . PHOSPHOLIPIDS . GLYCINE SOJA . PALMITOYL PG-LINOLEAMIDE . SQUALANE . PANTHENOL . BISABOLOL . RETINYL PALMITATE . ASCORBYL PALMITATE . ANIBA ROSAEODORA . ROSA DAMASCENA . CYMBOPOGON MARTINII . PELARGONIUM ASPERUM . CITRUS AURANTIUM . *[CITRAL . GERANIOL . CITRONELLOL . LINALOOL . LIMONENE . FARNESOL . EUGENOL] . LECITHIN . BETAGLUCAN . BIOSACCHARIDE GUM-1 . BIOSACCHARIDE GUM-2 . SODIUM HYALURONATE . POLYGLYCERYL-3-CAPRYLATE . INULIN LAURYL CARBAMATE . XANTHAN GUM . CENTELLA ASIATICA . MUSA SAPIENTUM . BOSWELLIA SERRATA GUM . LACTIC ACID AD PH 5.0-5.5

J’ai gardé les principaux ingrédients en vente sur son site, n’ayant pu trouver le reste.

Voici donc la formule : (les pourcentages ne tombent pas rond, ayant eu un petit problème lors de l’ajustement de l’eau évaporée : j'ai oublié que je devais ajouter des huiles "à froid")

Phase huileuse :

-         huile argan : 8 g (7,55 %)

-         huile macadamia : 7 g (6,60 %)

-         huile onagre : 4 g (3,77 %) à rajouter à froid

-         CG90 :1,5 g (1,42%)

-         huile rose musquée : 3 g (2,83 %) à rajouter à froid

-         huile jojoba : 3 g (2,83 %)

-         biodine : 2 g (1,89 %)

      -    alcool cétéarylique : 3,5 g (3,3 %)

      -         aox cos : 0,2 g (0,19 %)

Phase acqueuse :

-         eau de source : 44,6 g +7 g ajouté (oubli de décompter mes huiles à froid) : (48,68 %)

-         glycérine : 5 g ( 4,72%)

-         gomme xanthane : 0,2 g (0,19 %)

Phase active :

-         acide hyaluronique (Bilby) : 4 g (3,77 %)

-         schizophyllan : 3 g (2,83 %)

-         fucogel : 3 g ( 2,83%)

-        Panthenol 75 % : 2 g (1,89 %)

-         teca milk : 2 g (1,89 %)

-         soothex : 1 g (0,94 %)

-         bisabolol : 1 g (0,94 %)

-         géogard : 0,8 g (0,75 %)

-         rétynyl palmitate : 0,2 g (0,19 %)

Focus sur les ingrédients : je passe sur les huiles végétales, généralement connues

biodine : Elle prévient les rougeurs et maintien l'hydratation naturelle, diminuant par ce biais la formation de rides ou de plaques sèches et irritées.

Composés de la biodine :

Macadamia ternifolia – huile de macadamia : elle est extraite du macadamia integrifolia, arbre originaire d'Australie; très riche en acide palmitoléique, elle constitue un excellent succédané éthique à l'huile de vison qui de plus, ne rancit pas; ses propriétés hydratantes, apaisantes et adoucissantes se complètent d'une appréciable activité tonifiante des tissus.

Phospholipides : les phospholipides sont des composants essentiels du film hydrolipidique de la peau; molécules lipophiles peu occlusives, ils régulent sa teneur en eau en réalisant un film plus ou moins continu à la surface cutanée mais surtout en s'incorporant au ciment intercellulaire.

Glycine soja – huile végétale de soja : composée d'acide linoléique (50%) et oléique (30%), l'huile de soja présente un mélange d'acides gras spécifiques (acides gras oméga-3 et acides gras oméga-6), et constitue un émollient naturel.

Stearic acid - acide stéarique : l'acide stéarique est un des corps gras les plus répandus, tant dans les graisses animales que végétales (l'origine est ici bien entendu végétale) et sert de stabilisant au cosmétique.

Palmitoyl PG-linoleamide – oméga-6 céramides de carthame : c’est un ingrédient issu de la condensation de l'acide oléique de l'huile de carthame avec l'acide palmitique de coco, qui présente toutes les caractéristiques des céramides humains. Les céramides sont des constituants naturels du manteau protecteur de la peau, qui la maintiennent souple et hydratée, tout en lui garantissant la cohésion des cellules.

Squalane : même si cette substance au nom évocateur de requin (squalus en latin, squale en français) était autrefois d'origine animale, le squalane que nous utilisons est extrait de l'insaponifiable de l'huile d'olive; composant majeur (10%) du sébum humain, le squalane possède une grande affinité pour l'épiderme et une excellente tolérance cutanée; c'est une huile claire, inodore, fine aux propriétés hydratantes et émollientes, qui de plus donne un toucher doux aux émulsions.

Acide hyaluronique : Quand il est appliqué sur la peau, l’acide hyaluronique forme un film protecteur léger et invisible. Il aide la peau à attirer, retenir l’humidité et préserver une peau lisse, souple, tonique, jeune et fraîche. Celui de Bilby est déjà dilué et contient 1 % de sodium hyaluronique. A comparer de celui de Aroma Zone, celui contient donc 3,77 % x 1% soit 0,0377% d’acide hyaluronique pur. 

Schizophyllan : Polysaccharide extrait de la levure schizophyllum communis, qui stimule la formation de collagène, réduit les rides et augmente l'élasticité cellulaire; il est en outre immuno-stimulant, et hydratant à longue durée; son action tonique antiride en fait un des actifs les plus appréciés. 

fucogel : C'est un polysaccharide (une chaîne de sucres), qui donne un toucher velouté typique aux émulsions; sous l'action des enzymes de la peau, cette chaîne sera lysée au bout de quelques heures, et libérera un sucre très particulier: le fucose; celui-ci ira se loger sous la peau et aura un effet hydratant de très longue durée ; résultat : le tissu cutané devient plus souple, plus lisse, comme retendu. 

panthenol 75 % : Le dexpanthénol est transformé dans la peau en vitamine B5 active, très efficace par ses propriétés anti-inflammatoires et apaisantes; elle favorise également la cicatrisation et a une action hydratante en profondeur grâce à sa grande pénétration cutanée.

téca milk : propriétés anti-inflammatoires

soothex : anti-inflammatoire cutané puissant - il est également reconnu comme antiride.

rétynyl palmitate : augmente la capacité de la peau à retenir l'eau et améliore la réparation cutanée.

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Méthodologie :

1 Faire chauffer l’eau et en prélever une partie pour former le gel avec la xanthane. Remettre l’eau à chauffer avec la glycérine à 70 °

2 Faire chauffer la phase huileuse (sauf les huiles d’onagre et de rose musquée) à 70 °

3 Quand les deux phases sont à 70 °, verser la phase acqueuse dans la phase huileuse et mixer pour former l’émulsion.

      4 Laisser tiédir tout en touillant de temps à autre à la cuillère magique. Ajuster l’eau évaporée.

      5 Sous 40 °, ajouter l’huile d’onagre et l’huile de rose musquée puis progressivement le gel de xanthane, les actifs et le conservateur.

6 Laisser complètement refroidir et mettre en pot.

A la première application, ma peau était toute douce, comme une pêche. Voilà pratiquement un mois que je l’utilise et c’est un vrai bonheur de confort : plus de peau qui tiraille dès la fin de la matinée (même si je continue à ne pas faire quotidiennement de soin le soir ; je sais c’est pas bien ….). Ma peau est vraiment hydratée.

Je ne vous parlerai pas de l’odeur car je n’ai pas eu le temps de faire une synergie (pensée quant aux huiles essentielles mais pas réalisée) par manque de temps (les fraises donnent à plein rendement et aussi à cause du boulot dont j’ai déjà parlé ici).

Le seul reproche que je ferais à propos de cette crème est le côté un tout petit peu gras à l’application et un poil épais.

La prochaine fois, j’y incorporerai de l’arrow root (la formule d’origine contient de l’amidon de riz) et je verrai si je supprime ou non la gomme xanthane.

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27 mai 2010

Crème douce nuit

Voilà l'article de la crème "Douce nuit" que j'ai faite en début d'année (mi janvier) alors qu'il faisait froid, il neigeait (mon dieu que l'hiver a été long cette année). J'ai la peau du visage sèche et ma peau tiraillaitit. J'ai donc augmenté inhabituellement pour moi la phase huileuse.

Je copie-colle mon article du forum des Céphées suite à une discussion sur la cire olive protection :

"J'ai fais ma crème hier soir et j'en suis bien contente. Je vous mets la recette, la technique et je vous en dis plus après.

Crème douce nuit :

Phase huileuse : 62,7 %
- cire olive protection : 7,5 %
- cire de jasmin : 2 %
- vitamine E : 0,2 %
- huile d'argan : 18 %
- huile de fruits de la passion : 3 %
- macérat de rose sur jojoba : 2 %
- huile de macadamia : 20 %
- huile d'onagre (à rajouter à froid) : 5 %
- huile de rose musquée (à rajouter à froid) : 2 %
- isopropyl myristate : 3 %


Phase acqueuse : 34,5 %
- eau de source : 19,5 %
- hydrolat de jasmin : 15 %

Phase ajouts : 2,8 %
- complexe NFF :2 %
- acide hyaluronique AZ : 02%
- géogard : 0,6 %
- acide lactique pour ajuster le ph

Méthode :
Faire chauffer la phase huileuse (sauf les huiles d'onagre et de rose musquée) à 70 °.

Faire chauffer l'eau à 70 °. (on peut aussi faire chauffer les hydrolats, c'est un choix personnel)

Quand les 2 phases sont à 70°, verser la phase acqueuse dans la phase huileuse et mixer pendant au moins 5 minutes. Là, ma phase crème était bien émulsionnée et quand j'ai commencé à la remuer à la spatule pour la faire refroidir, l'eau à commencer à remonter. j'ai donc mis mon bécher dans un bain-marie d'eau froide et j'ai remixé. L'émulsion s'est reformée (ouf).

j'ai attendu que la crème refroidisse (19 °) avant de rajouter mon hydrolat de jasmin, (mixer), mes huiles d'onagre et de rose musquée (dernier coup de mixer),ajustement de l'eau évaporée avant de faire les ajouts (complexe NFF, acide hyaluronique et géogard). touillage à la spatule. ajustement du ph à 5 avec 2 gouttes d'acide lactique.

Là où j'ai fait la bêtise, c'est de mettre ma cire de jasmin à chauffer dans ma phase huileuse. J'aurai dû la mettre à chauffer à part et la rajouter à 60 °.


Mes commentaires :

J'ai eu un peu peur au début car le mélange avait du mal à "prendre". Je crois que le secret est de bien chauffer à 70 ° et de refroidir ensuite rapidement pour que ça prenne correctement. (enfin c'est mon avis)

Je l'ai testé hier soir et il a fallu que je masse mon visage pour que la crème pénètre correctement sans laisser de trace huileuse sur mon visage. Sinon texture impeccable à part que c'est vraiment riche mais il me fallait bien ça car ce matin au réveil pas de sensation de tiraillement contraire à d'habitude (il y a seulement quelques mois que je mets de la crème de nuit et encore pas tous les soirs, quand ma peau me le fait sentir ce qui est de plus en plus fréquent surtout par ce froid). J'ai été conduire mon mari à la gare ce matin et après la douche, je n'ai pas eu le temps de me nettoyer la peau car il fallait déneigner la voiture puis détour dans un magasin pour acheter des jus de fruits pour l'anniv de demain. pas de sensation de tiraillement. ma peau est douce.

au retour, nettoyage de la peau et crémage avec ma crème de jour qui contient 20 % de phase huileuse (sans l'émulsifiant) et au bout de 3h j'ai la peau qui tiraille.

Mes conclusions : j'ai vraiment besoin de nourrir ma peau avec une phase huileuse plus importante et pour l'instant la cire olive protection (qui n'est autre que l'olivem 900 INCI : sorbitane olivate) me convient en crème de nuit. (j'ai pas le temps le matin de me masser autant, je suis du genre à me lever à la dernière minute).

je n'ai pas mis d'huiles essentielles car j'ai ciblé les huiles pour peau sèche, anti âge avec des actifs hydratants (complexe NFF) et de l'acide hyaluronique pour combler les rides (j'en utilise depuis peu et je vois une nette différence sur la ride du sourire qui s'était formée depuis cet été: elle a quasi disparue)."

Si c'était à refaire, j'utiliserais un co-émulsifiant parce qu'au bout d'un jour et demi, j'ai eu un relargage d'huile. Il fallait donc que je "touille" ma crème tous les jours.

Le vent, le froid, la neige ayant été bien au rendez-vous en ce début d'année, j'ai même pu utiliser cette crème en crème de jour. Ma peau a été bien nourrie et plus de sensation de tiraillement mais le printemps ayant enfin décidé de s'installer (on y croit), cette crème visage est devenue trop riche pour ma peau. Moune nous ayant parlé du site de vente de Copaïba, j'ai décidé de sauter le pas pour de nouveaux ingrédients sitôt ma première paye arrivée.

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