Ca fait un moment que j'avais envie de faire ce savon et la recette était faite depuis quelque temps déjà sur mon ordi. Il ne me manquait plus que mon moule abeilles que j'attendais depuis plusieurs mois, faute de sousous.

Le moule étant arrivé, il ne me restait plus qu'à exécuter la recette. Michèle avait déjà fait ce genre de savon ainsi que Catlilou ici et . J'étais donc avisée de toutes les précautions à prendre.

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Juste après le découpage

La recette :

  • huile d'olive : 43 %

  • huile de coco : 28 %

  • huile d'amande douce : 20 %

  • huile de ricin : 5 %

  • cire d'abeille : 4 % (acheté en pain d'un kilo chez un apiculteur rencontré lors d'un vide-grenier. Il fait lui même ses savons et essaye de me fourguer un de ses savons. Désolée monsieur, je serai pas ta cliente sur ce coup-là)

  • lait de chèvre / eau : 50% - 50%

Sur ce coup là, j'ai failli foiré : j'ai lu dans un premier temps 64 g alors qu'il s'agissait de la soude et comme je vérifie toujours deux fois mes mesures par rapport à ma recette je me suis aperçue à temps de ma bourde. Je ressors donc mes glaçons de lait, je calcule combien il me manque de mélange. Je rajoute l'autre moitié de lait, ma balance s'éteint. Grrrrr. Je reprends un saladier, je remets la tare à zéro, je repèse et là de nouveau la balance affiche un affichage bizzare. Décidément, il est dit que je n'arriverait pas à faire ce savon malgré tous les conseils que j'ai emmagasinés. Et là d'un coup tilt, j'ai compris. Mon batch est prévu de faire 700 g. J'ai pris un petit saladier étant donné que mon mélange eau/lait/soude devait faire presque 230 g donc ça plus le poids du saladier font que ma balance est en surcharge. Donc je prends ma balance de cuisine, nouvelle tare, nouveau pesage et j'arrive enfin à peser mon complément d'eau. Ouf, j'ai eu chaud. Heureusement tous mes ingrédients étaient déjà pesés. 

  • surgraissage : 8 %

  • INS : 151

  • Ajout à la trace : 2 cuillères à soupe de miel

Michèle m'avait prévenu d'une éventuelle phase de gel avec l'usage du lait. J'ai donc volontairement baissé la température du mélange soude en trempant mes pieds dans un bain d'eau glacé, qui a dit que j'avais les pieds gonflés ? mon saladier dans le fond de mon évier rempli de glaçons (je prendais bien un apéro, pas vous ?). La température baisse mais pas celle des huiles à cause de la cire que je n'ai pas voulu trop chauffer (il reste encore des petits paquets de cire qui ont du mal à fondre) pour augmenter la température des huiles et aussi à cause de la chaleur extérieure et celle de la cuisine). Et si mes huiles prenaient un petit bain elles aussi car je suffoque sous ma blouse et j'ai hâte d'en terminer. Allez, zou tous au bain. Je fouette, je surveille mon thermomètre et oh  la température baisse. Pourquoi n'y ais-je pas pensé plus tôt (habituellement je mets mon saladier sur le rebord de la fenêtre et je touille pour faire refroidir. Ici peine perdue la température ne baissait pas tandis que celle sous ma blouse ne faisait qu'augmenter).

Température de la soude : 22 ° C

Température des huiles : 34 ° C

J'avais déjà lu que la cire accélérait la trace. J'ai donc prévu de faire ce batch avec mon fouet à main. Ce jour là, il a fait chaud dans la journée. J'étais tellement pressée de faire ce batch (surtout d'utiliser ce moule) que je n'ai pas attendu que la température extérieure soit tombée. J'étouffe sous ma blouse (j'ai enlevé ma jupe longue et rien qu'à l'idée de fouetter à la main jusqu'à l'apparition de la trace, j'en transpire d'avance). Heureusement au bout de 4 mn, le mélange s'épaissit. Je décide de rajouter le miel et le temps que je racle mon récipient le mélange s'épaissit davantage. Oups, j'ai juste le temps de mouler. Pas d'huiles essentielles car j'ai entendu dire que la cire donnait une bonne odeur de miel. Pour ma part, il ne sentait que la saponification. On verra bien après le démoulage.

Je surveille le savon (non en fait j'espionne) pour voir une éventuelle phase de gel et yep je suis contente, rien de tout ça. Sur ce coup là suis la grande vainqueur. Le mélange est déjà bien dur et je m'attends à devoir le démouler le lendemain matin. Il est 2h du matin et demain je bosse. Donc la suite au prochain épisode après une nuit de sommeil.

La fin de la nuit est déjà finie depuis longtemps et je n'avais pas eu le temps de finir l'article que je reprends aujourd'hui. En fait j'ai dû attendre plusieurs jours afin de découper le savon et comme je n'ai pas mis assez d'huiles saturées, mon savon n'arrivait pas à se démouler (sauf dans les angles) même après une nuit complète au congélateur. J'avais peur de ne pas pouvoir le découper aussi j'ai pris un grand couteau et je l'ai découpé au bout de plusieurs jours, à même le moule en faisant bien attention de ne pas abimer mon moule. J'ai ainsi soulevé un premier morceau dans un angle et j'ai fini par sortir les autres un par un. Comme je m'y attendais il a un peu accroché au fond. La prochaine fois, c'est sûr je rajouterai plus d'huiles saturées quand j'utilise ce genre de moule. (je n'ai eu aucun souci pour démouler le savon Sirella).

Le voilà de plus près :

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Après neuf jours de séchage, le savon a foncé et ne sent pas le miel. La prochaine fois, je rajouterai des huiles essentielles.

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